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L'ibis chauve, un des oiseaux les plus rares fait son retour en Europe après 400 ans d'absence

https://www.maxisciences.com/ibis/apres-400-ans-d-absence-l-un-des-oiseaux-les-plus-rares-au-monde-fait-son-retour-en-europe_art41575.html

L’ibis chauve est classé parmi les 100 espèces les plus menacées au monde, selon l’Union internationale pour la conservation de la nature, qui publie tous les ans sa liste rouge. Mais en Europe, certains tentent de réintroduire cet oiseau qui en a disparu depuis 400 ans. Avec des techniques parfois peu orthodoxes.
Son plumage est noir, sa tête chauve et son bec courbé et teinté de rouge. L’ibis chauve (Geronticus eremita) n’est certainement pas le plus beau des volatiles, loin s’en faut, mais son apparence peu commune en fait une véritable source de curiosité. Malheureusement pour nous, il est au bord de l’extinction. Dans la nature, seuls 600 spécimens vivent encore à l’état sauvage au Maroc, tandis que 200 volent en semi-liberté du côté de la Turquie.
Dans le reste de l'Europe, il a été chassé et victime de la dégradation de son habitat qui ont conduit à sa disparition dès le XVIIe siècle. A tel point qu'à l'heure actuelle, la population captive dans les zoos du monde dépasse la population sauvage, avec un effectif d'environ 1.600 oiseaux. Mais cette tendance pourrait bientôt commencer à s'inverser.
Un peu partout en Europe, des conservateurs tentent actuellement de réintroduire l’espèce dans la nature. L’Espagne, l’Allemagne et l’Autriche sont les lieux principaux où ont lieu ces tentatives. Menées par le Waldrapp Project, elles sont notamment soutenues par l’Union Européenne et l’association espère bien continuer à réintroduire les ibis jusqu’en 2019, avant de tirer un premier bilan.
Elevé en captivité, l'ibis ne sait pas par où migrer 
Jusqu'ici, 84 spécimens élevés en captivité ont été réintroduits en Allemagne et en Autriche. Le problème est que l'ibis chauve est une espèce migratrice qui volent vers des terres plus chaudes une fois l’hiver approchant. Or, élevés en captivité, les spécimens réintroduits ont perdu une partie de leurs instincts naturels. Pour la nourriture, ils semblent être capables de se débrouiller, tout comme pour la construction de leurs nids, indispensables pour la reproduction.
En revanche, pour la migration, c’est plus compliqué. Les animaux semblent savoir qu'il leur faut se déplacer à l'automne, mais sans savoir vers où. Après avoir grandi au contact de l’homme, la boussole des oiseaux semble ne plus fonctionner. Si bien qu'ils se perdent et finissent par mourir. Johannes Fritz, du Waldrapp Project, a ainsi décidé de donner un coup de main plutôt insolite aux oiseaux.

Tag oiseau #oiseaux #rapaces #espèces #menacées
par Choupi91
Hier à 15:39
 
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Alsace: Les cigogneaux ont-ils fortement souffert de la canicule cet été?

https://www.20minutes.fr/planete/2331335-20180905-alsace-cigogneaux-fortement-souffert-canicule


Des cigognes, l'emblématique oiseau alsacien, au parc Cigoland. Illustration — Alexia Ighirri / 20 Minutes

Depuis des années dès les beaux jours, un couple de cigognes niche sur le toit de la maison de Marie et Thierry à Hoerdt (Bas-Rhin). Mais cet été, les chétifs cigogneaux nés au-dessus d’eux les ont inquiétés. « Un des petits tenait à peine sur ses pattes, précise la mère de famille. D’habitude, ils crachent si on s’approche un peu trop près d’eux quand ils sont dans le jardin. Mais là, ils sont carrément venus vers nous. Notre fils, Noé, les a même vus tenter de s’en prendre à un chaton. »

Alors, pour la première fois, malgré les contre-indications de coutume, ils les ont nourris une fois ou deux avec quelques restes de viande. Après plusieurs sauvetages à Sarralbe (Moselle) au début de l’été, un ornithologue a aussi craint une forte mortalité des jeune de l’espèce cette année, comme l'ont relayé plusieurs de nos confrères, à cause de la chaleur.

Le printemps, période plus critique pour les petits

Finalement, la canicule de l’été a-t-elle mis en difficulté l’oiseau emblématique de l’Alsace ? Au Groupement ornithologique du refuge nord Alsace (Gorna), des cigogneaux ont bien été pris en charge en juillet : « Mais pas tellement plus que l’an passé. » Ni dans les centres de soin alsaciens de la LPO.

« Les cigognes couvent à partir du début du mois de mars et les oisillons naissent mi-avril, alors l’apport dont les jeunes ont le plus besoin pour leur croissance se fait avant l’été, justifie son directeur, Christian Braun. D’autres années ont été plus problématiques à cause du manque de pluie (ou alors de beaucoup trop de pluie) en avril. »

Pas forcément l’oiseau le plus inquiété l’été


Avec la chaleur, ses proies (sauterelles, criquets, petits rongeurs, grenouille, etc.) souffrent cependant aussi et ont parfois tendance à se cacher la journée. Comment la cigogne s’adapte-t-elle alors ? « Elle est capable de faire des kilomètres en plus en vol pour s’alimenter, précise-t-il. Et puis elle mange tout ce qu’elle trouve. » A l’inverse, le merle est plus limité avec des vers de terre (trop profonds pour lui pendant la canicule) pour seule alimentation.

Pourtant, le couple de cigognes du village du directeur de la LPO Alsace n’a vu qu’un de ses trois petits survivre cette année. Christian Braun impute plutôt ça au manque de prairies et à la régulation de l’espèce. Il conclut : « Quand il fait très chaud, tout le vivant souffre. Mais ça deviendrait problématique si ces températures duraient car les animaux vont commencer à faire leurs réserves pour l’hiver. »



Tag oiseau #oiseaux #rapaces
par Choupi91
le Jeu 6 Sep 2018 - 8:33
 
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La RATP fait modifier la campagne publicitaire de la Fédération des chasseurs dans le métro parisien

https://fr.yahoo.com/news/ratp-fait-modifier-campagne-publicitaire-152600062.html


La RATP a fait modifier la campagne publicitaire de la Fédération des chasseurs dans le métro parisien.
La campagne publicitaire de la Fédération des chasseurs fait grincer des dents. Depuis quelques jours, des affiches promouvant la chasse sont placardées à Paris, dans le métro, mais aussi un peu partout en France. "Les chasseurs, premiers écologistes de France", proclament ces publicités. Du moins en province, puisque dans le métro parisien, la RATP a décidé de modifier cette affirmation en une interrogation. "Les chasseurs, premier écologistes de France?".
Une ponctuation qui traduit le scepticisme de la RATP. Selon Le Parisien, Médiatransports, la régie publicitaire de la RATP, a demandé l'ajout de ce point d'interrogation car "l'Autorité de régulation professionnelle de la publicité (ARPP), qu'elle consulte systématiquement, a émis un avis plus que réservé".
En effet, selon un courrier que s'est procuré le quotidien, l'ARPP rappelle que "le message publicitaire doit exprimer avec justesse l'action de l'annonceur en adéquation avec les éléments justificatifs dont il dispose" et doit être "proportionné à l'ampleur des actions menées par l'annonceur en matière de développement durable ainsi qu'aux propriétés du produit dont il fait la promotion".
Les "éléments justificatifs" en question sont effectivement visibles en caractères très petits en bas de l'affiche: les chasseurs estiment être "les premiers écologistes de France" au vu des résultats d'un sondage réalisé auprès des auditeurs de l'émission de RMC, "Les Grandes Gueules". Une source qui n'a visiblement pas convaincu l'ARPP.
"Excès de prudence de la RATP" ou "publicité mensongère"?
"C'est stupide! Si ça n'est pas une forme de militantisme, c'est, au minimum, un excès de prudence de la RATP. On accepte des campagnes sur un régime qui prétend vous faire perdre tant de kilos, ou sur ce yaourt qui serait le meilleur du monde, et nous,...

Retrouvez cet article sur le Huffington Post

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#faune #sauvage #oiseaux #rapaces #chasse #cruauté #maltraitance
par Choupi91
le Mar 4 Sep 2018 - 10:57
 
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Ce village de Nouvelle-Zélande veut interdire les chats

https://wamiz.com/chats/actu/village-nouvelle-zelande-veut-interdire-chats-13389.html#info


Les autorités du village d’Omaui, situé dans la région de Southland en Nouvelle-Zélande, veulent totalement bannir les chats domestiques afin de protéger la faune locale.
Sera-t-il bientôt interdit d’avoir un chat pour les habitants d’Omaui ? C’est ce qui semble se profiler. Il n’est pas question de mener une campagne d’extermination des chats déjà présents sur le territoire. Pas d’euthanasies prévues, donc.
Cependant, les propriétaires de petits félins domestiques ont d’ores et déjà l’obligation de les faire stériliser, identifier par puce électronique et enregistrer auprès des autorités locales. Et lorsqu’un chat domestique décède, il ne sera bientôt plus possible d’en adopter un autre.
A moyen terme, le village souhaite donc contrôler et limiter sa population féline, mais à long terme, la voir totalement disparaître. En cas de non-respect de la loi, les autorités se réservent même le droit de saisir les chats et de les faire adopter dans d’autres zones, non protégées.

Protéger la faune locale

Alors pourquoi cette politique hostile à la présence des chats domestiques ? D’après les personnes qui s’occupent des réserves naturelles avoisinantes et les caméras de surveillances qui y sont installées, les chats seraient à l’origine d’un désastre écologique : « Il y a des chats qui vont dans le bush et ils chassent les oiseaux, ils tuent les insectes, ils tuent les reptiles… un peu de tout », a expliqué une employée de la biosécurité. « Nous ne détestons pas les chats, mais nous voulons un environnement riche en animaux sauvages », a quant à lui déclaré John Collins, président de l’association environnement d’Omaui.
Le chat, même s’il est domestiqué, a conservé ses instincts de chasseur. Il est donc un prédateur pour de nombreuses espèces. En Australie, un million d’oiseaux par jour sont tués par des chats.

Tag félin #chats #oiseaux #rapaces #cruauté #maltraitance
par Choupi91
le Ven 31 Aoû 2018 - 15:30
 
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L'incroyable marathon d'un manchot de Nouvelle-Zélande

https://www.20minutes.fr/insolite/2327887-20180830-incroyable-marathon-manchot-nouvelle-zelande



Un gorfou du Fiordland. — Thomas MATTERN / AFP


Chaque année en décembre, un manchot aux grands sourcils jaunes broussailleux quitte les côtes de Nouvelle-Zélande pour un marathon solitaire de deux mois, parcourant jusqu’à 6.800 km aller-retour, une distance époustouflante selon les chercheurs qui ont réussi pour la première fois à suivre les oiseaux.

Les manchots, stars de dessins animés et universellement adorés, sont peu étudiés. Un tiers des espèces vivent en Nouvelle-Zélande, où elles font partie du paysage, principalement dans les régions sauvages du sud. La plupart sont néanmoins catégorisées vulnérables ou menacées.

Une distance incroyable

Jusqu’à présent, on ignorait où l’un de ces manchots, le gorfou du Fiordland (Eudyptes pachyrhynchus), migrait chaque année en quête de nourriture. Les zoologues supposaient qu’il restait près des côtes. Pour le vérifier, ils ont attaché des balises Argos sur vingt de ces oiseaux, qu’ils ont suivis quotidiennement dans leur migration.

« Au début, j’ai cru qu’il y avait une erreur dans les données, explique Thomas Mattern, chercheur de l’université de l’Otago en Nouvelle-Zélande, qui dirige le Projet Tawaki, du nom local du manchot. J’étais complètement stupéfait, je me demandais : mais jusqu’où vont-ils aller ? » La destination des manchots s’est avérée être à mi-chemin de l’Antarctique, dans des zones où les eaux chaudes du nord se heurtent aux eaux froides du sud.

Un nageur extraordinaire


Puis les manchots sont retournés en Nouvelle-Zélande. Aller-retour, une femelle a parcouru 6.801 km en 67 jours. Un mâle a nagé 5.597 km en 77 jours. Les données complètes ne concernent que cinq animaux, les balises s’étant vraisemblablement détachées en cours de voyage chez les 15 autres.

Ces nouvelles informations confirment que le manchot -à ne pas confondre avec les pingouins, des petits oiseaux qui peuvent voler et vivent dans le nord- est l’un des nageurs vertébrés les plus extraordinaires de la planète. Selon Thomas Mattern, les Russes avaient même étudié l’hydrodynamisme de son pelage pour l’imiter pour leurs sous-marins.



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par Choupi91
le Jeu 30 Aoû 2018 - 13:03
 
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Hérault: Un flamant rose retrouvé mort dans un golf, victime d'un acte de chasse

https://www.20minutes.fr/planete/2326827-20180828-herault-flamant-rose-retrouve-mort-golf-victime-acte-chasse

Un flamant rose a été retrouvé mort lundi, au golf de la Grande-Motte, dans l'Hérault, par un employé du site qui « effectuait sa tournée d’inspection », explique à 20 Minutes Jean-Michel Weiss, le chef de la police municipale de la commune.
Si les découvertes d’animaux morts sont assez fréquentes sur le secteur, qui dispose d’une importante faune, celle-ci a intrigué les hommes de la police municipale de la station balnéaire : « L’animal, adulte, présentait un impact de plomb, vraisemblablement tiré par un chasseur, ou en tout cas quelqu’un de mal attentionné », confie le policier.

« Un acte inadmissible »

L’animal, bagué, a fait l’objet d’une déclaration de décès, et l’office de la chasse a été prévenu de cette triste découverte. « Cet acte est inadmissible, reprend Jean-Michel Weiss. Un flamant rose​, on ne peut pas le confondre avec une poule d’eau ou un canard. » Les agents municipaux vont d’ailleurs amplifier leurs patrouilles dans le coin.

Le flamant rose, très présent en Camargue​ et en petite Camargue, est une espèce protégée, particulièrement craintive, qui a besoin de la plus grande des tranquillités.

Tag oiseau #oiseaux #rapaces #chasse #cruauté #maltraitance
par Choupi91
le Mer 29 Aoû 2018 - 8:43
 
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Côte d’Azur: Il tue un canard dans sa résidence pour le cuisiner à l’orange

https://www.20minutes.fr/faits_divers/2326475-20180828-cote-azur-tue-canard-residence-cuisiner-orange

Cet habitant du Cannet, près de Cannes (Alpes-Maritimes) n’avait visiblement plus rien à se mettre sous la dent. Dimanche soir, passablement éméché et l’estomac dans les talons, il a eu l’idée d’abattre un canard qui vivait dans sa résidence… pour le cuisiner à l’orange, rapporte Nice-Matin. Le malheureux palmipède a essuyé plusieurs coups de feu.
Alertés par ces détonations, des voisins ont alors vu le «chasseur », arme à la main, ramener sa proie ensanglantée vers son domicile. Prévenues, les polices nationale et municipale sont allées le cueillir alors qu’il s’apprêtait à se mettre aux fourneaux.
Ressorti libre du commissariat lundi, l’Azuréen devrait expliquer sa dangereuse fringale devant le tribunal correctionnel de Grasse en décembre. L’association de défense des animaux ASA 06 a déposé plainte, rapporte également le quotidien régional.

Tag oiseau #oiseaux #rapaces #cruauté #maltraitance
par Choupi91
le Mar 28 Aoû 2018 - 15:11
 
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Australie: Les chats errants tuent un million de reptiles par jour

https://www.20minutes.fr/planete/2295587-20180625-australie-chats-errants-tuent-million-reptiles-jour



Un chat errant (feral cat) photographié en Australie. — HO / CHARLES DARWIN UNIVERSITY / AFP
Depuis l'arrivée des chats dans l'île-continent avec les premiers colons européens il y a deux siècles, les félins ont exterminé de nombreuses espèces. Les tentatives pour stériliser les populations et réduire leur nombre n'ont pour l'heure pas produit les effets espérés.
Les chercheurs de l'Université Charles Darwin ont réalisé leur étude à partir de plus de 10.000 échantillons alimentaires collectés par des scientifiques à travers tout le pays, via les déjections ou le contenu de l'estomac des félins.

Une moyenne de 225 reptiles par an

"En moyenne, chaque chat retourné à l'état sauvage tue 225 reptiles par an", déclare John Woinarski, directeur de l'étude, qui ajoute que ces félins consomment davantage de ces animaux en Australie que leurs pairs américains ou européens.
"Certains chats mangent des quantités astronomiques de reptiles. On a trouvé de nombreux exemples de chats individuels se gavant de lézards, avec un record de 40 lézards différents trouvé dans l'estomac d'un seul chat".
D'après l'étude publiée par le journal Wildlife Research, 250 espèces différentes de reptiles sont les victimes des chats, y compris des grands scinques du désert, des dragons barbus et des geckos. Parmi ces 250 espèces, 11 sont menacées. L'impact exact des chats est toutefois difficile à mesurer car le nombre des populations de la plupart des reptiles n'est pas connu.
Si on prend en compte les victimes de chats domestiques, un total d'environ 650 millions de reptiles sont tués chaque année.

Des ravages aussi sur des mammifères et des oiseaux

Des millions de chats errants vivent en Australie. Ils sont également considérés comme les principaux coupables du taux élevé d'extinction des mammifères du pays.
La même équipe de chercheurs avaient découvert en 2017 que plus d'un million d'oiseaux étaient tués chaque jour en Australie par les chats errants et les félins domestiques.
Le gouvernement a débloqué une enveloppe de plus de 30 millions de dollars australiens (20 millions d'euros) pour financer des projets de lutte contre l'impact des chats errants sur la faune sauvage.

Une clôture anti-chat de 44 km de long

L'Australian Wildlife Conservancy, qui d'après son site internet est le plus grand propriétaire privé australien aux fins de protection de l'environnement, vient d'achever de construire une clôture électrique de 44 kilomètres de long pour créer dans le désert une zone de près de 9.400 hectares libre de chat.
Cette zone sera plus tard élargie à environ 100.000 ha et des espèces menacées d'extinction y seront introduites.

Tag félin #chats #reptiles #espèces #menacées #oiseaux #rapaces #faune #sauvage
par Choupi91
le Lun 25 Juin 2018 - 15:02
 
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Espèces protégées menacées : le serpentaire messager disparaît pour cause de chasse illicite

https://www.alwihdainfo.com/Especes-protegees-menacees-le-serpentaire-messager-disparait-pour-cause-de-chasse-illicite_a64585.html

Le serpentaire messager, oiseau élégant, se fait rare au Togo. Ceci, à cause de la chasse illicite qui menace les 133 espèces d’oiseaux au Togo. Cet oiseau de grande taille qui vit dans les forêts des préfectures de Kloto et de Blitta, est chassé pour sa chair et aussi pour des rituels. C'est une espèce unique en son genre, du fait de son corps de rapace et de ses longues pattes d'échassier. On ne peut le confondre avec d'autres oiseaux de proie. En effet, aucun autre membre des rapaces ne lui ressemble. Son comportement, essentiellement terrestre, est également unique pour un rapace africain.




De par sa silhouette, sa couleur grise et son comportement, il peut être confondu avec certaines grues.  La tête, au sommet d'un cou assez allongé, est relativement petite. Le bec gris clair est fort et crochu. Un masque facial rouge orangé, dépourvu de plume, entoure les yeux. À l'arrière de la tête, il a une crête constituée de grandes plumes noires légèrement spatulées. 

Cet oiseau partiellement migrateur se nourrit de sauterelles, scarabées, araignées, scorpions, guêpes, de petits mammifères, tels que les souris, rats, hérissons, lièvres et mangoustes.  

«Il est chassé et harcelé partout au Togo. La reproduction du serpentaire est en effet limitée puisque la femelle pond deux à trois œufs dans l’année, entre les mois de mars et août, et la couvaison (qui est partagée entre le mâle et la femelle), dure de 42 à 46 jours», a expliqué Helena, membre de l’Association des volontaires pour l’environnement sain (AVES), une ONG locale à Kpalimé.

Un jeune chasseur, qui a bien voulu s’exprimer, a déclaré qu’il avait tué un serpentaire il ya trois ans dans les montagnes togolaises. «Je chassais dans les montagnes quand j’ai l’ai aperçu. J’ai tout fait pour l’abattre et j’y suis parvenu. Le même jour, j’ai traversé la frontière pour le vendre à Kpédze au Ghana. C’est un influent marabout qui l’a payé parce qu’il devait l’utiliser rituellement pour guérir un malade. Il m’a payé en cedis (monnaie ghanéenne), l’équivalent de 120.000 francs CFA. Je ne savais pas alors que c’était un oiseau protégé », confie-t-il.

Pourtant, cet oiseau joue un rôle fondamental dans l’équilibre de l’écosystème comme le mentionne la liste rouge des écosystèmes de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) publié en 2015.  « Dans les écosystèmes forestiers, les rapaces comme le serpentaire, font partie de la chaine alimentaire et maintiennent un équilibre au sein de nombreux animaux de la forêt. Le déclin d’un écosystème précède généralement la disparition de ses espèces clés ou dépendantes.», lit-on dans ce rapport.

« L’homme doit continuellement évaluer sa relation actuelle avec la nature. Maints changements se sont produits dans notre environnement et le comportement humain tel que la chasse des oiseaux doit également changer pour que la nature continue de soutenir la vie humaine », a souligné Eugène Koudzo, responsable d’une ONG locale de protection de l’environnement à Kpalimé.

«Les oiseaux sont des indicateurs assez fiables de l'état de santé des milieux naturels. Leur disparition indique que certains espaces ne fonctionnent plus correctement et vont, à terme, dépérir. Les oiseaux nous alertent aussi sur les risques de pollution futurs, de l'eau, des sols», a déclaré ce même responsable, tout en ajoutant qu’au-delà de ce rôle d'indicateur, les oiseaux ont une « valeur de patrimoine que l'on doit protéger ».

Au Togo, selon toujours M. Koudzo, on ne connait pas le nombre exact de serpentaires, car ils sont souvent chassés et même ignorés par bon nombre de la population, comme espèce entièrement protégée par la CITES. Notons heureusement que l’ordonnance de janvier 1968 réglementant la protection de la faune et l’exercice de la chasse au Togo, accorde au serpentaire, une entière protection contre la chasse et la capture. Si le serpentaire venait à disparaître, la nature africaine perdra à nouveau l’un des maillons essentiels à la survie de son écosystème.

Tag oiseau #oiseaux #rapaces #espèces #menacées #chasse #cruauté #maltraitance
par Choupi91
le Ven 22 Juin 2018 - 9:10
 
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Pythons, lion empaillé, crânes de babouins... Interpol démantèle un trafic de 30.000 animaux sauvages

https://www.20minutes.fr/monde/2293591-20180620-pythons-lion-empaille-cranes-babouins-interpol-demantele-trafic-30000-animaux-sauvages

C’est une saisie record. Des perroquets, un crocodile, un lion empaillé ou encore des crânes de babouins… 27.000 reptiles, 4.000 oiseaux, 48 primates vivants et 14 félins ont été retrouvés lors d’un impressionnant coup de filet mondial contre le trafic d'animaux sauvages, a annoncé Interpol ce mercredi. L’opération, menée au mois de mai dans 92 pays, a conduit à l’identification de quelque 1.400 suspects.
Les photos mises en ligne par Interpol montrent notamment des inséparables (petits perroquets) entassés dans un carton, un crocodile saisi près d’une mare en Equateur ou un lion empaillé. Outre les animaux, 43 tonnes de viande sauvage dont de l’ours, du zèbre ou de l’éléphant ont été interceptées, ainsi que 1,3 tonne d’ivoire et les carcasses de sept ours dont deux polaires.

La saisie se chiffre en millions de dollars

L’organisation internationale de coopération policière rapporte que les autorités maritimes vietnamiennes ont aussi trouvé environ quatre tonnes d’écailles de pangolin à bord d’un bateau provenant de la République démocratique du Congo. Au Canada, 18 tonnes de viande d’anguille ont été saisies sur un navire en provenance d’Asie.
Des tortues mouchetées vivantes ont également été découvertes dans les bagages de deux passagers à Los Angeles qui s’apprêtaient à embarquer dans un vol pour l’Asie. Une saisie globale qui se chiffre en millions de dollars, indique Interpol sans plus de détails.
La douane française, qui a participé à cette opération, a annoncé avoir saisi notamment des pythons, un boa, tous vivants, ou encore des parties d’animaux comme une tête de crocodile, des crânes de babouins ou des carapaces de tortues.

Tags #faune #sauvage #reptiles #singes #oiseaux #rapaces #trafic #cruauté #maltraitance #univers #marin #aquatique
par Choupi91
le Jeu 21 Juin 2018 - 14:22
 
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Sujet: Pythons, lion empaillé, crânes de babouins... Interpol démantèle un trafic de 30.000 animaux sauvages
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180  000 espèces en danger, dont les chauves-souris, oiseaux et saumons, à cause de l'usage à outrance des pesticides

https://www.demotivateur.fr/article/forte-disparition-de-180-000-especes-selon-observatoire-national-de-la-biodiversite-13758

Dans un nouveau bilan, publié ce lundi 18 juin 2018, l'Observatoire national de la biodiversité (ONB) s'inquiète de la forte diminution de près 180  000 espèces en raison de l'usage des pesticides et de l’artificialisation des sols.

« Entendra-t-on encore longtemps le chant des oiseaux dans les campagnes françaises  ? » se demande l'ONB. Dans l'étude intitulée « Menaces sur le vivant  : quand la nature ne peut plus suivre », l'organisation dresse un triste constat sur la biodiversité animale de nos campagnes. Entre 1987 et 2017, la population des oiseaux a diminué de près d'un tiers. Depuis 2015 cette tendance se serait accélérée. Ce déclin touche aussi les oiseaux, dits « généralistes », que l'on peut apercevoir dans nos villes, tel que les moineaux parisiens, qui, auparavant, équilibraient la disparition des autres espèces.
Source : AFB/Menaces sur le vivant : quand la nature ne peut plus suivre
Les chauves-souris sont aussi touchées
Hormis les oiseaux, d'autres espèces sont aussi menacées. Selon l'ONB, 40 % de la population des chauves-souris a disparu. Une diminution logique avec la réduction de 76 % de la biomasse d'insectes volants, source de nourriture pour ces petits mammifères.
Source : AFB/ Menaces sur le vivant : quand la nature ne peut plus suivre
En mars dernier, le STOC (Suivi Temporel des Oiseaux Communs) et le CNRS (Centre National de Recherche Scientifique) s'inquiétaient déjà de la disparition de près d'un tiers de certaine espèce en cause des pratiques agricoles innombrables. L'usage des pesticides a augmenté de 18 % sur la période 2009-2011.
La réduction des espaces ruraux est aussi en cause : « 590 000 hectares de terre agricole et d'espaces naturels ont été perdus entre 2006 et 2015 » annonce l'ONB. Une superficie « équivalent à un département comme celui de Seine-et-Marne ».
Les poissons en diminution
L'AFB (Agence française pour la biodiversité) partenaire de cette étude, s'inquiète, au même titre que les oiseaux, du sort des poissons vivants entre mer et eau douce. Le saumon de l'Atlantique, qui se reproduit dans de nombreux fleuves et rivières français, voit son espace de vie diminuer. Depuis 1900, le linéaire des cours d'eau, que cette espèce fréquente, a diminué de 70 % d'après l'AFB. Selon Le Monde, le nombre de saumons dans la Loire est passé de 100  000 au XIXe siècle à moins de 1 000 aujourd’hui.
Un constat inquiétant pour ces espèces qui ne cesseront de disparaître avec ses pratiques agricoles destructrices.

Tags #faune #sauvage #animaux #biodiversité #univers #marin #aquatique #oiseaux #rapaces #espèces #menacées
par Choupi91
le Mar 19 Juin 2018 - 14:53
 
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Dans la Vienne, le CHU détruit des nids d’hirondelles et la LPO porte plainte

https://www.goodplanet.info/actualite/2018/06/18/dans-la-vienne-le-chu-detruit-des-nids-dhirondelles-et-la-lpo-porte-plainte/

Bordeaux (AFP) – La Ligue de protection des oiseaux (LPO) a déposé début juin une plainte contre le CHU de Poitiers pour la destruction, à l’hôpital de Montmorillon qui dépend de l’établissement, d’une soixantaine de nids d’hirondelles, a-t-on appris lundi auprès de son président, Allain Bougrain-Dubourg.
La colonie concernée, « des hirondelles de fenêtre, une espèce en déclin et protégée », était « parmi les plus importantes » de la Vienne, a assuré à l’AFP le président de la LPO.
Pour compenser la démolition des nids rendue nécessaire par la modernisation de l’hôpital, la LPO avait réclamé, dans divers courriers restés lettre morte, que soient installés avant les travaux « des mâts à hirondelles » pour les accueillir lors de leur migration printanière, en avril.
N’ayant pas obtenu satisfaction, la LPO a déposé le 4 juin une plainte auprès de l’Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS) contre l’établissement.
Contacté par l’AFP, le CHU de Poitiers n’était pas en mesure de réagir lundi après-midi.
© AFP


Des hirondelles, le 28 avril 2015 à Barhoft en Allemagne
© DPA/AFP STEFAN SAUER

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par Choupi91
le Mar 19 Juin 2018 - 8:51
 
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Les villes font abattre quantité de corbeaux

https://www.lemonde.fr/biodiversite/article/2018/06/16/les-villes-font-abattre-quantite-de-corbeaux_5316197_1652692.html



S’installer en ville n’est visiblement pas un choix judicieux pour les corvidés. Certaines communes, dans la perspective d’éradiquer le corbeaux et corneilles installés à proximité des habitations, sollicitent des chasseurs afin qu’ils abattent les volatiles lors de séances de tirs organisées. Le phénomène est de plus en plus répandu, selon la présidente de l’association de protection des corvidés Les Amis de Lazare (Ladel), Véronique Bialoskorski, qui estime à plusieurs centaines le nombre de villes ayant recours à ces méthodes.
Le motif évoqué pour justifier ces opérations est souvent le même : les nuisances sonores. Au printemps, lors de la période de nidification, les corbeaux sont en effet particulièrement bruyants – les petits, surtout, qui s’égosillent pour recevoir la becquée – et des habitants se plaignent d’être importunés auprès des représentants locaux.
Si la gêne occasionnée est une réalité, l’abattage massif est une solution « beaucoup trop radicale », estime Madline Reynaud, directrice de l’Association pour la protection des animaux sauvages (Aspas). Un avis que partage Véronique Bialoskorski, scandalisée par la « cruauté » de ces destructions : « Le tir dans les nids est interdit, mais les oiseaux volent autour pour défendre leurs petits… alors on massacre les parents et on laisse les oisillons crever ! »
Le recours aux armes est néanmoins légal : il est permis par le fait que ces volatiles sont classés parmi les « espèces susceptibles d’occasionner des dégâts », dites « nuisibles ». C’est le cas dans 84 départements pour la corneille noire et 58 pour le corbeau freux. Ainsi, ils peuvent faire l’objet de tirs en dehors des périodes de chasse – une simple autorisation préfectorale suffit. L’Aspas engage chaque année des actions juridiques pour que soient suspendues ces destructions, faisant valoir l’existence de « méthodes plus douces » consistant à « rendre les sites moins accueillants ».

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par Choupi91
le Lun 18 Juin 2018 - 11:31
 
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Altercation avec la ligue de protection des oiseaux : «L’homme en slip» jugé en appel à Pau

https://www.20minutes.fr/justice/2275991-20180524-altercation-ligue-protection-oiseaux-homme-slip-juge-appel-pau


Allain Bougrain Dubourg, président de la LPO s'était rendu chez un Landais pour dénoncer le braconnage de pinsons. Une altercation a suivi. — GAIZKA IROZ / AFP

  • Jean-Marc Dutouya, renommé « l’homme en slip », est jugé en appel devant la Cour de Pau pour une altercation survenue en 2015 avec des écologistes, après un appel du parquet de Dax.
  • En première instance, le Landais avait été condamné à une amende de 800 euros pour violences envers des membres de la ligue de protection des oiseaux (LPO) alors que le ministère public avait demandé une peine de 3 mois de prison avec sursis.
  • L’avocat du prévenu, maître Frédéric Dutin, espère une dispense de peine pour son client.

Le Landais Jean-Marc Dutouya, surnommé « l'homme en slip » est jugé devant la Cour d’appel de Pau ce jeudi après un appel du parquet. En première instance, en février 2017, il a été condamné à 800 euros d'amende pour  violences sur des membres de la ligue de protection des oiseaux, qui s’étaient introduits dans son champ de tournesol pour y désamorcer des pièges destinés selon eux à capturer des pinsons, une espèce protégée.
Le Parquet, qui avait requis trois mois de prison avec sursis, a fait appel du jugement. Lors du premier procès, il avait été relaxé concernant la chasse prohibée, le tribunal considérant que les pièges visaient des alouettes, non protégées.
« Un grave préjudice occasionné à son image » Lors de l’irruption sur sa propriété des écologistes, Jean-Marc Dutouya, était sorti précipitamment de chez lui, en tenue légère et la pelle à la main, pour les expulser. La LPO était accompagnée d’équipes de télévision et les images captées ont beaucoup tourné sur Internet, faisant l’objet de nombreux détournements. Récemment, son image a même été incrustée sur une photo officielle où figurent Donald Trump et Emmanuel Macron.
Frédéric Dutin, l’avocat de Jean-Marc Dutouya, parle d’un « grave préjudice occasionné à son image », par tout le tapage médiatique autour de cette affaire. Il indique que son client « fait l’objet d’un suivi psychologique ». Il rappelle que le tribunal a considéré qu’il pratiquait une chasse autorisée. Selon ses arguments, les militants écologistes ont pénétré indûment sur une propriété privée.

« Il n’aurait pas dû avoir de réaction violente »

« On a tous pris des coups, j’ai essayé de calmer le jeu », déclare Allain Bougrain-Dubourg, président de la LPO, lors de l’enquête, précisant qu’on lui a abîmé ses lunettes et qu’il a été griffé au visage. « Mon client sait très bien qu’il n’aurait pas dû avoir de réaction violente, assure maître Frédéric Dutin. Mais je rappelle qu’il est sorti de chez lui, en slip, parce qu’il y voit des hommes qui n’ont rien à y faire. Il y a une horde de caméras braquées sur lui et sa mère est agressée et se retrouve à terre, son sang n’a alors fait qu’un tour ». Allain Bougrain-Dubourg a lui décrit une grand-mère qui simulait une chute.
>> A lire aussi : Landes: Amende pour «l'homme en slip» et amendes avec sursis pour des chasseurs d'ortolans
Pour les faits de violences, l’avocat tentera d’obtenir ce jeudi une déclaration de culpabilité avec une dispense de peine. Les représentants des chasseurs landais devraient suivre attentivement cette nouvelle audience au cours de laquelle tous les faits, y compris ceux de braconnage, seront réévoqués. Le jugement devrait être mis en délibéré.

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par Choupi91
le Jeu 24 Mai 2018 - 8:42
 
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Si les oiseaux n'ont plus de dents, ce serait lié à leurs oeufs, selon des chercheurs

https://www.huffingtonpost.fr/2018/05/22/si-les-oiseaux-ont-perdu-leurs-dents-en-evoluant-cest-peut-etre-pour-survivre_a_23441207/


Getty Images/iStockphoto
Si les oiseaux n'ont plus de dents, ce serait lié à leurs oeufs, selon des chercheurs

SCIENCE - Pourquoi les oiseaux, qui descendent des dinosaures, ont-ils perdu leurs dents au cours de l'évolution? Peut-être pour permettre à leurs oeufs d'éclore plus rapidement et d'avoir de meilleures chances de survie. C'est la théorie de deux paléontologue, publiée ce mercredi 23 mai dans la revue Biology Letters.

Le bec sans dent des oiseaux modernes est un héritage générique de certains dinosaures du Mésozoïque (-251 millions d'années à -65 millions d'années), leurs lointains ancêtres communs.

Mais pourquoi l'évolution a choisi cette voie? Plusieurs hypothèses ont déjà été émises. Pour certains chercheurs, la disparition des dents a permis d'alléger le poids de la tête et de faciliter le vol actif des oiseaux.

Pour d'autres, ce serait dû à un changement de régime alimentaire chez les oiseaux. Leur bec leur aurait permis de saisir plus facilement certains types de nourriture comme les graines.

Cela aurait facilité leur survie lors de la grande extinction des espèces il y a quelque 65 millions d'années, provoquée notamment par la chute d'un astéroïde géant qui a bouleversé le climat de la planète.
Une incubation trop longue à cause des dents ?
Les deux chercheurs avancent ce mercredi dans leur article une nouvelle hypothèse liée à la stratégie de reproduction des dinosaures aviaires et à la durée d'incubation des oeufs.
Ils s'appuient sur une recherche récente de paléontologues américains qui a mis en évidence la lente incubation des oeufs de dinosaures. Elle aurait été de plusieurs mois, comme celles des reptiles primitifs, alors que cette durée est nettement plus courte chez les oiseaux modernes (allant d'une dizaine de jours à quelques semaines).
Comment sont-ils arrivés à cette conclusion? En analysant la croissance des dents des embryons de deux espèces de dinosaures. L'une est proche du triceratops, l'autre est un hadrosauride, aussi appelé "dinosaure à bec de canard". Le résultat: les oeufs de la première espèce mettaient 2,8 mois à éclore et 5,8 mois pour la deuxième. Soit deux fois plus que pour un oeuf d'oiseau de taille équivalente.
Or, les oeufs sont des proies de choix pour les prédateurs, d'autant plus que la plupart des dinosaures se contentaient de les enterrer et ne s'en occupaient pas. Le fait de couver oblige également à rester statique, ce qui aurait pu poser problème aux dinosaures après le changement climatique qui a suivi la chute de l'astéroïde.
Une théorie qu'il faut encore prouver
De ce fait une période d'incubation réduite, permettant une éclosion plus rapide, a offert "un important avantage" évolutif, estiment les chercheurs. "Nous suggérons que la sélection naturelle en faveur d'une disparition des dents est un effet secondaire de la sélection en faveur d'une croissance plus rapide de l'embryon et donc d'une durée d'incubation plus courte", écrivent-ils. En clair, les dinosaures sans dent ont survécu après la catastrophe. Pas les autres.
Cette observation permet également d'expliquer la perte des dents et la présence d'un bec chez certains dinosaures non aviaires, soulignent les chercheurs.
Mais, et les chercheurs en conviennent, cela reste une simple théorie. Le problème, c'est qu'elle est difficile à vérifier sur les fossiles. Option évoquée par les auteurs: réaliser des modifications génétiques sur des oiseaux actuels pour voir comment la présence ou non de dents modifie effectivement la durée d'incubation.

Tag oiseau #oiseaux #rapaces
par Choupi91
le Mer 23 Mai 2018 - 13:07
 
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Tortues, perroquets, rapaces... la faune sauvage victime de la cybercriminalité

https://www.lemonde.fr/biodiversite/article/2018/05/23/la-faune-sauvage-victime-de-la-cybercriminalite_5302960_1652692.html



Tortues, perroquets, rapaces, boas, alligators, guépards, tigres, ours, antilopes, requins, hippocampes, ivoire, cornes de rhinocéros… C’est un trafic à très grande échelle, d’animaux vivants ou de parties de leur corps, qui s’opère sur Internet, à la fois sur les sites de vente en ligne et sur les réseaux sociaux. Une « cybercriminalité » dont le Fonds international pour la protection des animaux (IFAW) révèle l’ampleur et les dangers pour la faune sauvage, dans une enquête dont il publie les résultats mercredi 23 mai.
L’ONG, qui mène une veille sur cette question depuis 2004, s’est focalisée sur quatre pays, l’Allemagne, la France, le Royaume-Uni et la Russie, dans lesquels elle dispose de bureaux qui lui ont permis de collecter des données aussi exhaustives que possible.
Elle a conduit cette étude pendant six semaines, à l’automne 2017, avec le concours d’enquêteurs qui ont passé au crible les annonces et les messages en ligne. Son travail ne couvre donc qu’un échantillon très réduit, géographiquement comme dans la durée, d’un commerce dont la Chine, les Etats-Unis et l’Union européenne (UE) dans son ensemble sont des plaques tournantes, mais sur lesquels il n’existe pas de bilan mondial.
Même partiels, les résultats n’en sont pas moins effarants. Sur les seuls quatre pays retenus et en seulement un mois et demi, ont été recensés 5 381 annonces et messages portant sur 11 772 spécimens – animaux vivants ou « produits dérivés » – d’espèces pourtant protégées, car classées comme en danger. L’IFAW ne s’est en effet attaché qu’aux animaux inscrits aux annexes I et II de la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvage menacées d’extinction (Cites), dont la vente et l’achat sont soit interdits, soit strictement réglementés.
80 % d’animaux vivants
Globalement, les spécimens vivants représentent 80 % des offres, signe de l’engouement pour les « nouveaux animaux de compagnie » exotiques.

Tags #faune #sauvage #reptiles #oiseaux #rapaces #braconnage #trafic #espèces #menacées #cruauté #maltraitance
par Choupi91
le Mer 23 Mai 2018 - 11:21
 
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Oise : les chasseurs se mobilisent pour sauver faisans et perdrix grises

http://www.leparisien.fr/oise-60/oise-les-chasseurs-se-mobilisent-pour-sauver-faisans-et-perdrix-grises-19-05-2018-7724865.php#xtor=AD-1481423552



La fédération des chasseurs du département récupère les œufs des nids abandonnés par les volatiles en période de fauchage afin de préserver l’espèce.

C’est une triste qui scène qui resurgit chaque année aux beaux jours dans les campagnes de l’Oise. Au milieu des herbes hautes, la perdrix grise et le faisan couvent paisiblement. Soudain, la faucheuse s’approche. L’animal s’enfuit ou finit broyé par la machine. Dans tous les cas, il abandonne ses précieux œufs. Pour permettre aux poussins d’éclore, la fédération des chasseurs de l’Oise vient au secours des délicates coquilles. Elle mobilise cette année le grand public : « Si vous découvrez un nid, un seul réflexe à avoir, nous contacter*. »
« Il s’agit d’aller assez vite, explique Kévin Le Tohic, coordinateur petit gibier dans le département. Dans l’idéal, il ne doit pas s’écouler plus de trois heures entre la récolte et la mise en couveuse. Il faut rapidement les mettre à l’abri. » Laissés au grand air, les œufs font vite le régal des opportunistes corneilles. En 2017, 12 nids de faisans ont ainsi été sauvés, pour 98 œufs donnant 62 jeunes, et 4 nids de perdrix grises pour 40 œufs dont 18 ont éclos. « Le succès dépend aussi de l’avancée de la couvaison dans la nature. Si on est vers la fin, c’est plus sensible », précise l’expert.


Dans l’idéal, il ne doit pas s’écouler plus de trois heures entre la récolte des œufs et la mise en couveuse. Nicolas Bestel
Les poussins prennent ensuite la direction du Conservatoire des souches de l’Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS) à Auffargis (Yvelines), qui recueille aussi ceux de l’Eure, la Somme, la Seine-Maritime et du Loir-et-Cher, départements impliqués dans cette sauvegarde. « Il s’agit de préserver génétiquement l’espèce », explique Kévin Le Tohic. Chaque année, les territoires qui ont fourni des œufs reçoivent des volatiles adultes. « Les oiseaux appartiennent à tout le monde, bien sûr. C’est surtout une façon de remercier ceux qui jouent le jeu », poursuit le coordinateur.

Mais pourquoi, si l’espèce est en danger, ne pas arrêter de la tuer ? « Ce serait trop simple », assure Kévin Le Tohic, pour qui les chasseurs ne sont qu’une partie de l’équation. « La perdrix grise souffre aussi énormément de la disparition des insectes et de la modernisation agricole, reprend-il. Il est nécessaire d’accompagner le repeuplement. Cet oiseau n’est d’ailleurs pas chassable dans plusieurs secteurs du département. C’est le cas depuis 2014 à Grandvilliers et le nombre de couples ne commence à augmenter que cette année. »

Une barre pour sauver les animaux des machines

Selon l’ONCFS, « les travaux de récolte figurent parmi les opérations agricoles les plus destructrices pour la faune sauvage ». Et si les oiseaux nichant au sol, comme la perdrix grise ou le faisan, finissent souvent broyés, les faons des chevreuils sont aussi touchés. Il existe pourtant une solution : la barre d’envol. « Elle se place à l’avant des machines agricoles. Elle fouette le sol, prévenant ainsi l’animal qui a le temps de s’enfuir », détaille Kévin Le Tohic.
La barre d’envol reste encore marginale dans le département. « Je sais qu’il y en a deux dans le secteur de Grandvilliers. Dans le commerce, cela coûte environ 2 000 €. On peut aussi s’en fabriquer une en étant un peu bricoleur », avance le spécialiste. La fédération des chasseurs de l’Oise apporte une subvention de 200 € pour tout achat.

Tag oiseau #oiseaux #rapaces #chasse #cruauté #maltraitance
par Choupi91
le Mer 23 Mai 2018 - 9:25
 
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La France s’oppose à un moratoire européen sur la chasse à la tourterelle des bois

https://reporterre.net/La-France-s-oppose-a-un-moratoire-europeen-sur-la-chasse-a-la-tourterelle-des

La semaine du 7 mai, la France s’est opposée à la proposition de la Commission européenne de moratoire de la chasse à la tourterelle des bois, espèce en danger au niveau mondial (liste rouge de l’Union internationale pour la conservation de la nature — UICN), alerte la Ligue de protection des oiseaux (LPO) dans un communiqué daté du 17 mai. La tourterelle des bois a disparu de nombreux pays comme le Royaume Uni et ses populations ont chuté de 80 % en trente ans. 100.000 d’entre elles sont pourtant tuées chaque année dans l’Hexagone, selon l’association.
En 2015, vingt espèces menacées ou quasi menacées dans l’Union européenne étaient encore chassées en France, malgré leur mauvais état de conservation. Parmi les espèces en danger, la tourterelle des bois et le fuligule milouin sont vulnérables au niveau mondial. Suivent dix-huit espèces menacées au niveau de l’Union Européenne comme la barge à queue noire, la sarcelle d’été, le combattant varié, le courlis cendré, le fuligule milouinan, la grive mauvis, l’huîtrier pie, le lagopède alpin, la perdrix bartavelle ou le vanneau huppé. Et encore, n’apparaissent pas dans ces listes les espèces dont le mauvais état de conservation est reconnu en France, tels la bécassine des marais (en danger), la gélinotte des bois et le grand tétras (vulnérables) ou encore la sarcelle d’hiver également vulnérable. Des espèces qui s’effondrent, comme l’alouette des champs, ne font pas encore partie de cette liste noire. Et la France continue d’autoriser leur piégeage sous prétexte de « tradition », s’insurge l’association.



Tag oiseau #oiseaux #rapaces #chasse #cruauté #maltraitance
par Choupi91
le Mar 22 Mai 2018 - 11:27
 
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Montpellier: Après des singes magot, deux perroquets gris du Gabon étaient détenus illégalement chez des particuliers

https://www.20minutes.fr/montpellier/2274511-20180521-montpellier-apres-singes-magot-deux-perroquets-gris-gabon-detenus-illegalement-chez-particuliers



Il y a quelques semaines, gendarmes et policiers avaient saisi deux petits singes magot, qui étaient détenus illégalement en cage chez deux particuliers de l'Hérault.
Vendredi, ce sont cette fois deux perroquets gris du Gabon qui ont été découverts chez des Montpelliérains par les policiers. Ils ont été confisqués et pris en charge.

Protégés par la convention de Washington

Les deux volatiles ont été retrouvés en captivité, dans des cages. Protégés par la convention de Washington, leur détention est soumise à réglementation.
Sur Twitter, les policiers de l’Hérault rappellent que la « détention d’espèces protégées, menacées, dangereuses, fragiles en captivité, sans être titulaire des autorisations requises, constitue une infraction au code de l’environnement ». La sanction encourue est lourde, et peut atteindre 6 mois d’emprisonnement et 9.000 euros d’amende.

Tag oiseau #oiseaux #rapaces #espèces #protégées #animaux #cruauté #maltraitance #trafic
par Choupi91
le Mar 22 Mai 2018 - 9:34
 
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Les défenseurs des corbeaux contre-attaquent en justice après la chasse organisée dimanche à Bellac

https://www.lepopulaire.fr/amp/bellac/justice/2018/05/02/les-defenseurs-des-corbeaux-contre-attaquent-en-justice-apres-la-chasse-organisee-dimanche-a-bellac_12832733.html?__twitter_impression=true

Après l’opération de chasse aux corbeaux, dimanche à Bellac, sur fond de polémique, les défenseurs de la cause animale ont déposé une plainte en justice.
C’est un peu l’histoire du chasseur chassé. Après l’opération d’abattage de corbeaux freux, ayant eu lieu dimanche à Bellac, l’association « Nos amis les oiseaux » (NALO) a décidé de contre-attaquer en justice. Une plainte contre le maire de Bellac et les chasseurs a été transmise au procureur de la République de Limoges pour dénoncer les conditions dans lesquelles s’est déroulée la battue, autorisée par les services de la préfecture.
« Une menace pour la population »
L’association pointe du doigt le fait que cette chasse ait eu lieu dans des secteurs proches des habitations : le centre-ville, près de la mairie et dans le secteur de Jolibois. Selon les représentants de l’association, cette chasse « exposait directement autrui à un risque immédiat de mort ».
Dès son annonce, cette opération, motivée depuis une dizaine d’années par la municipalité pour des faits « de nuisances sonores et olfactives », s’est inscrite dans un contexte polémique. Elle a notamment rencontré l’opposition des défenseurs de la cause animale. Ces derniers dénonçaient des mesures disproportionnées. Initialement prévue jeudi, elle avait finalement été reportée à dimanche soir. Une quinzaine de volatiles avaient été abattus.
Dans sa plainte, NALO dénonce également le comportement de chasseurs qui seraient devenus menaçants envers une habitante, surprise par les coups de feu et venue les filmer.
Le conflit autour des corbeaux de Bellac change de terrain mais n’a pas fini de faire parler.

Tag oiseau #oiseaux #rapaces #chasse #cruauté #maltraitance
par Choupi91
le Mer 2 Mai 2018 - 15:12
 
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Le réchauffement climatique pousse certaines cigognes à ne plus migrer

https://fr.yahoo.com/news/r%C3%A9chauffement-climatique-pousse-certaines-cigognes-133949070.html


C'est une tendance qui inquiète les ornithologues. Comme le révèle Le Figaro, de plus en plus de cigognes ont arrêté de migrer en Afrique à l'arrivée de l'hiver, préférant poser leurs valises dans le sud de l'Europe. La raison? Le réchauffement climatique, qui permet aux pays européens de vivre des hivers plus doux. Les cigognes n'ont donc désormais plus besoin d'entamer un long voyage jusqu'au Sahel pour échapper aux basses températures. 
Signe de ce nouveau phénomène, le Portugal, qui ne recensait que 1187 cigognes sur son territoire à l'hiver 1995, en compte désormais plus de 14.000. Et parmi les cigognes qui continuent à migrer jusqu'en Afrique, les observateurs constatent un retour plus précoce dans la péninsule ibérique, "dès janvier, parfois même décembre", selon une spécialiste interrogée par Le Figaro.

Conséquences sur la santé des cigognes et des humains

Ce changement de comportement, causé par le réchauffement climatique, peut avoir des conséquences néfastes sur la santé de ces oiseaux, et en ricochet, sur celle des humains. Pour pouvoir constituer leurs nids, les cigognes se servent de branches, de brindilles... mais également de détritus en tout genre, pour consolider ces habitations. Elles ramassent ainsi des sacs poubelle, des bouteilles d'eau et des objets en plastique, qu'elles trouvent dans les différents dépôts d'ordures à ciel ouvert présents par centaines...
Lire la suite sur BFMTV.com

Tag oiseau #oiseaux #rapaces #climat #écosystèmes #biodiversité
par Choupi91
le Mer 2 Mai 2018 - 15:09
 
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Pyrénées: Pas touche au grand tétras, et c'est le juge qui le dit pour la... 38e fois

https://www.20minutes.fr/planete/2264491-20180502-pyrenees-touche-grand-tetras-juge-dit-38e-fois



Un grand tétras. (Illustration) — AUSLOOS HENRI/SIPA
Il porte aussi le nom de grand coq de bruyère et est reconnaissable à sa queue large qu’il déploie en éventail. Le grand tétras des Pyrénées fait l’objet depuis de nombreuses années d’une opposition entre les défenseurs de l’environnement et le monde de la chasse.
Cet oiseau est protégé, mais il fait l’objet d’autorisations de chasse dans certains départements du massif délivrées par les services de l’Etat. Des arrêtés préfectoraux attaqués systématiquement depuis 2008 par les juristes des associations environnementalistes, qui à chaque fois gagnent.
Pour la 38e fois, le tribunal administratif de Toulouse a rendu le 27 avril a annulé un arrêté du préfet de la Haute-Garonne autorisant cette chasse.

Pas un bon état de conservation selon le juge

Selon France nature environnement (FNE), à l’origine du recours, le juge estime « que l’espèce ne présente pas un bon état de conservation qui justifierait des actes de chasse ».
« Cette décision démontre donc, s’il en était besoin, que quel que soit le département pyrénéen concerné, la chasse au grand tétras est illégale », poursuit Thierry de Noblens, président de FNE Midi-Pyrénées.

Tag oiseau #oiseaux #rapaces #chasse #cruauté #maltraitance #animaux #espèces #protégées
par Choupi91
le Mer 2 Mai 2018 - 12:50
 
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Sujet: Pyrénées: Pas touche au grand tétras, et c'est le juge qui le dit pour la... 38e fois
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Que nous dit ce cygne dans les détritus ?

http://www.lemonde.fr/idees/article/2018/04/29/que-nous-dit-ce-cygne-dans-les-detritus_5292247_3232.html



Si la force d’une image réside dans l’imaginaire qu’elle permet de déployer, cette photo est exemplaire. Que fait donc ce cygne blanc, symbole de pureté, sur ce radeau d’herbes jonché de détritus ? ­A-t-il été contraint de s’y réfugier pour pondre ses œufs ? D’ailleurs, les œufs en sont-ils vraiment, ou s’agit-il de jouets en plastique ? Et ce cygne lui-même, est-il seulement vivant ?
« La marque de l’anthropocène »
Tout est trouble dans cette photo : la couleur de l’eau, la nature des déchets, l’état de l’animal. Sans légende, il est impossible de la localiser – le cygne blanc existe un peu partout dans le monde. Celui-ci s’est-il posé sur un fragment du « septième continent », cette immense plaque de déchets évoluant dans le nord de l’océan Pacifique ? Le cadre est intentionnellement serré, nous n’en saurons rien. Ni même s’il s’agit d’une mise en scène ou d’une image de la réalité. Tout ce qui est donné à voir, c’est un cygne s’apprêtant à couver sur un fragment de décharge. Un télescopage cinglant entre la vie sauvage et notre folie consumériste, symbolisée par ces déchets persistants que nous dispersons à tout va.
Pour Stéphane Durant, biologiste et ornithologue, l’image est clairement authentique. « Le cygne est une espèce qui vit à proximité des hommes, commente-t-il. Celui-ci est bagué, il vient de sortir de l’eau et va se mettre en place pour couver. Sa position est très naturelle. » Coauteur, avec Gilbert Cochet, de l’ouvrage Ré-ensauvageons la France (Actes Sud, 176 pages, 20 euros), il réagit en trois temps devant cette photo. Elle lui évoque tout d’abord « la marque de l’anthropocène », ce mot popularisé à la fin du XXe siècle pour désigner les activités humaines contemporaines comme une force géologique à part entière.
Les mésanges qui font usage de mégots de cigarette pour leur nid en tirent un avantage évolutif, du fait des propriétés antiseptiques du tabac

Tag oiseau #oiseaux #rapaces #environnement #écosystèmes #pollution
par Choupi91
le Lun 30 Avr 2018 - 9:32
 
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Sujet: Que nous dit ce cygne dans les détritus ?
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Près de Colmar, le constat silencieux de la disparition de l’œdicnème criard

L’œdicnème criard est la dernière espèce d’oiseaux rares encore présente dans la Hardt, près de Colmar. Tous les ans, au printemps, des scientifiques de la Ligue pour la Protection des Oiseaux (LPO) se rendent dans cette zone d’agriculture intensive pour décompter ces volatiles. En 2018, 13 individus ont été recensés, cette valeur est en baisse constante depuis près de 40 ans.

Le 11 avril, au sud-est de Colmar, cinq scientifiques de la Ligue de Protection des Oiseaux (LPO) se répartissent les tâches pour la nuit. Ils quadrillent une zone d’environ 10 kilomètres carrés, pour partir à la recherche de l’œdicnème criard. Cette espèce menacée fait l’objet d’un suivi annuel, soit deux soirées de détection au printemps.

Nous nous trouvons dans la Hardt, territoire haut-rhinois délimité par le Rhin à l’Est et des massifs montagneux à l’Ouest. Un micro-climat lié à la disposition des montagnes en amont fait de cet endroit une des zones les moins humides de France. En Alsace, l’oiseau recherché est présent seulement dans ces alentours. Le busard cendré, l’outarde canepetière et la pipit rousseline, autres oiseaux rares mais détectés jadis aux abords de Colmar, ont déjà disparu de la région.


L’œdicnème criard est reconnaissable grâce aux protubérances qu’il a au niveau des genoux. (Photo Père Igor / Wikimedia Commons / cc)

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Tag oiseau #oiseaux #rapaces #espèces #menacées
par Choupi91
le Ven 27 Avr 2018 - 10:26
 
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Sujet: Près de Colmar, le constat silencieux de la disparition de l’œdicnème criard
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Le coucou déchante quand les insectes se raréfient

http://www.20min.ch/ro/news/suisse/story/Le-coucou-dechante-quand-les-insectes-se-rarefient-14240258

Le volatile a quasi disparu de nos plaines à cause de l’agriculture intensive et des pesticides. La station ornithologique renouvelle un cri d’alarme.


Le coucou gris est en déclin continu dans nos contrées. afp (Photo: AFP)

Parce qu’il est un baromètre de l’état de la biodiversité, les ornithologues sont d’avis que quand le coucou va, tout va... Seulement voilà, cet oiseau emblématique, dont le nom est lié à son chant répétitif sous forme d’onomatopée, devient de plus en plus rare dans nos contrées. «Amateur invétéré de chenilles poilues, le coucou gris souffre de la raréfaction générale des papillons et autres insectes, attribuée à l’appauvrissement du paysage et aux insecticides», éclaire l’ornithologue Sophie Jaquier.
Plomb dans l'aile

En collaboration avec la Confédération, la Station ornithologique suisse et l'Association suisse pour la protection des oiseaux ont un programme pour la protection de 50 espèces menacées. La liste va du rouge-queue à front blanc au grand tétras, en passant par l'alouette lulu, le petit gravelot et la gélinotte des bois. Malgré les stratégies déployées sur le terrain, certaines espèces ne pourront probablement plus être sauvées d'une disparition totale, déplorent les spécialistes.
Selon la Station ornithologique suisse, la population n’a cessé de baisser depuis les années 1980. Cette tendance est confirmée par une récente étude allemande qui révèle une diminution de plus de 75% de la biomasse d’insectes en trente ans.
«Par rapport à d’autres oiseaux, le coucou est peu flexible dans son alimentation à base d’insectes. Ce qui le rend plus vulnérable. L’agriculture intensive fait craindre le pire», poursuit Sophie Jaquier. «Là où il est présent, les autres oiseaux sont en général plus nombreux. Sauver le coucou profitera à la nature tout entière», ajoute Peter Knaus, chef de projet à la Station ornithologique.
Selon les estimations, il y a 20'000 couples de coucous en Suisse. En plaine, cet oiseau qui ressemble au faucon a quasiment disparu. Les spécialistes attribuent ce déclin «au manque de petits biotopes». Le coucou a pour particularité de ne pas couver: il pond dans le nid d’autres espèces.

Tag oiseau #oiseaux #rapaces #espèces #menacées #insectes
par Choupi91
le Ven 27 Avr 2018 - 10:03
 
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Sujet: Le coucou déchante quand les insectes se raréfient
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Une nouvelle chasse aux corbeaux aura bien lieu à Bellac

https://www.francebleu.fr/infos/societe/une-nouvelle-chasse-aux-corbeaux-aura-bien-lieu-a-bellac-1524497805

La préfecture de la Haute-Vienne va donné son autorisation à la mairie de Bellac. Comme il y a deux ans, la municipalité va faire appel aux chasseurs pour faire diminuer la population de corbeaux présente sur son territoire. Des corbeaux à l'origine de nombreuses nuisances.
Les corbeaux pullulent à Bellac en Haute-Vienne (photo d'illustration) © Maxppp - Christian Watier

Bellac, France
Il y a deux ans, 65 corbeaux avaient déjà été prélevés à Bellac. L'année dernière, la préfecture n'avait pas donné son autorisation. En 2018, ce sera bien le cas. Il faut dire que dans certains quartiers de cette ville du nord de la Haute-Vienne, les corbeaux pullulent et sont à l'origine de nombreuses nuisances. Notamment dans le quartier du Jolibois où se trouve l’hôpital, une école et de nombreuses habitations. Nicole y vit et ne supporte plus le croassement des corbeaux :"C'est infernal ! Du matin au soir... C'est fatiguant quand on entend que ça, tout le temps, sans arrêt. Je n'aime pas du tout. Il faudrait tous les chasser, où en tout cas une majorité."
Un gros problème de fiente 

Dans les faits, seuls les corbeaux Freux et les corneilles seront chassés mais pas les Choucas, une espèce protégée. Et  l'idée n'est pas de les exterminer mais de faire diminuer la population de corvidés. Des oiseaux dont les nuisances ne s'arrêtent pas au bruit selon Thierry Spriet, maire adjoint à Bellac :"Il y a aussi un gros problème de fiente et de propreté. Par exemple, on a mis des tables pour pique-niquer en ville mais ce n'est même pas la peine de s'installer. On ne peut pas, bien qu'elles soient nettoyées tous les deux jours. Dans les écoles, ce sont les bacs à sable qui sont salis par les déjections des corvidés. Cela pose de serieux problèmes. "
Un banc public du quartier de Jolibois à Bellac © Radio France - Jérôme Ostermann

Le plus tôt sera le mieux selon la municipalité de Bellac 

Thierry Spriet selon qui la ville a étudié d'autres options mises en avant par les associations de défense des oiseaux qui s'opposent à la chasse aux corbeaux. Mais selon lui, elles sont trop coûteuses ou pas assez efficaces à court terme. Hors à ses yeux, il y a urgence :"Ces oiseaux sont ici parce qu’il il y a des arbres très hauts où ils peuvent se reproduire tranquillement. Du coup, pour l'élagage ou la stérilisation, il faut faire appel à des spécialistes de l'escalade et cela coûte très cher. L'idée de faire venir un rapace, cela a un impact très réduit dans le temps. Quand à planter ce genre d'arbres en périphérie, on le fera mais cela donne des résultats à long terme. Là, il y a urgence car la végétation reprend et les nids ne seront bientôt plus visibles. Si on peut le faire cette semaine, on le fera.
Dans cet arbre du quartier de Jolibois à Bellac, plusieurs nids de corbeaux comme dans chaque arbre du secteur © Radio France - Jérôme Ostermann
Tag oiseau #oiseaux #rapaces #chasse #cruauté #maltraitance
par Choupi91
le Mer 25 Avr 2018 - 12:44
 
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Sujet: Une nouvelle chasse aux corbeaux aura bien lieu à Bellac
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Arts of Birds - Les sublimes photos d'oiseaux de Cheryl Medow

Avant d’essayer d’expliquer la nature de ces images, faites plaisir à Cheryl Medow, et abordez-les avec une approche similaire à son approche créative. « Je ne réfléchis pas à mes images », dit-elle, « je les ressens ».




Grues royales Chacune de ces grues a été photographiée sur un acacia près de Richard’s Camp à Masai Mara, au Kenya. Le mont Kenya a été capturé à bord d’un Cessna.
photographie de TOUTES LES IMAGES ONT ÉTÉ CRÉÉES PAR CHERYL MEDOW

Elle m’a raconté cette anecdote. Alors qu’elle était en train de répondre aux questions d’un visiteur de son exposition dans une galerie sur le processus créatif de ses œuvres une autre personne s’est approchée. Celle-ci lui a confié : « Non, non, ne dites rien ! Je préfèrerais seulement admirer ces images. » C’est alors qu’elle a réalisé que ce qu’elle recherchait, c’était la réaction émotionnelle des visiteurs, le fait qu’ils puissent apprécier ses œuvres sans en connaître les réponses.
Alors, s’il-vous-plaît, regardez. Appréciez. Ressentez.


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Tag oiseau #oiseaux #rapaces
par Choupi91
le Mer 25 Avr 2018 - 9:55
 
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Sujet: Arts of Birds - Les sublimes photos d'oiseaux de Cheryl Medow
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Drôme : 26 autruches tués par des chiens errants

https://france3-regions.francetvinfo.fr/auvergne-rhone-alpes/drome/drome-18-autruches-tues-chiens-errants-1464101.html



26 bêtes ont été égorgées par des chiens dans un élevage de Livron-sur-Drôme. Une autre attaque avait eu lieu au même endroit en 2009. L'éleveur qui n'est pas assuré pour son cheptel se pose la question de la survie de son exploitation.
Le bilan est désastreux pour Pascal Grussenmeyer, éleveur d'autruches à Livron-sur-Drôme : 26 de ses autruches sont mortes, égorgées par des chiens dans la nuit de dimanche 22 au lundi 23 avril.  D'après lui, l'attaque n'est pas le fait de chiens sauvages, mais bien d'animaux du voisinage que les propriétaires laissent divaguer. 
 

Un appel à témoins




Mais l'assurance ne lui versera rien à défaut de chiens clairement identifiés. Alors, le propriétaire de la ferme de l'autruche drômoise a décidé de lancé un appel à témoin. Pour l'heure, une seule photo d'un chien beige lui a été transmise par un voisin. Et l'on a du mal à imaginer que les maîtres des chiens tueurs se présentent spontanément pour endosser la responsabilité des actes de leurs canidés, la facture s'élevant à plus de 20 000 euros.

Une activité en péril

Pourtant sans cela, c'est bien la survie de l'exploitation qui est en jeu, puisque ces bêtes égorgées représentent un cinquième de l'ensemble du cheptel. Une perte sèche difficilement supportable pour l'entreprise ... et Pascal Grussenmeyer de s'interroger sur l'arrêt de son activité.



Tags#faune #sauvage #oiseaux #rapaces #boucherie #élevage #ferme #cruauté #maltraitance #chiens
par Choupi91
le Mar 24 Avr 2018 - 14:46
 
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Sujet: Drôme : 26 autruches tués par des chiens errants
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Près de Colmar, le constat silencieux de la disparition de l’œdicnème criard

L’œdicnème criard est la dernière espèce d’oiseaux rares encore présente dans la Hardt, près de Colmar. Tous les ans, au printemps, des scientifiques de la Ligue pour la Protection des Oiseaux (LPO) se rendent dans cette zone d’agriculture intensive pour décompter ces volatiles. En 2018, 13 individus ont été recensés, cette valeur est en baisse constante depuis près de 40 ans.

Le 11 avril, au sud-est de Colmar, cinq scientifiques de la Ligue de Protection des Oiseaux (LPO) se répartissent les tâches pour la nuit. Ils quadrillent une zone d’environ 10 kilomètres carrés, pour partir à la recherche de l’œdicnème criard. Cette espèce menacée fait l’objet d’un suivi annuel, soit deux soirées de détection au printemps.  
Nous nous trouvons dans la Hardt, territoire haut-rhinois délimité par le Rhin à l’Est et des massifs montagneux à l’Ouest. Un micro-climat lié à la disposition des montagnes en amont fait de cet endroit une des zones les moins humides de France. En Alsace, l’oiseau recherché est présent seulement dans ces alentours. Le busard cendré, l’outarde canepetière et la pipit rousseline, autres oiseaux rares mais détectés jadis aux abords de Colmar, ont déjà disparu de la région.  


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Tag oiseau #oiseaux #rapaces #espèces #menacées
par Choupi91
le Mar 24 Avr 2018 - 9:05
 
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Sujet: Près de Colmar, le constat silencieux de la disparition de l’œdicnème criard
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Lozère : les vautours, nettoyeurs de la nature

http://www.midilibre.fr/2018/04/21/lozere-les-vautours-nettoyeurs-de-la-nature,1659970.php



L a Ligue pour la protection des oiseaux grands causses travaille pour la protection des vautours et sensibilise les populations à cet animal assez mal connu.

Au quotidien, la LPO oeuvre à la protection des oiseaux en assurant le suivi des espèces, la gestion des ressources alimentaires, la gestion des menaces, et la sensibilisation notamment auprès des scolaires. Trois fois par semaine la LPO organise une curée pour nourrir les rapaces sur le site historique de leur réintroduction au lieu-dit de Cassagne près de la commune de Saint-Pierre-des-Tripiers. En un peu moins d'une heure, l'ensemble des vautours consomme rapidement les cadavres.



Un moment impressionnant qui montre à quel point le surnom de nettoyeur de la nature est adapté à cet animal dont la réintroduction a débuté en 1980.

Tag oiseau #oiseaux #rapaces
par Choupi91
le Lun 23 Avr 2018 - 12:49
 
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Sujet: Lozère : les vautours, nettoyeurs de la nature
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Les oiseaux ne se cachent plus pour mourir

https://www.ladepeche.fr/article/2018/04/19/2783156-les-oiseaux-ne-se-cachent-plus-pour-mourir.html


Pinsons et verdiers sont les principales espèces concernées par cette mortalité inexpliquée./ Photo Archives Frédéric Charmeux


Associations, fédérations de chasse et réserves naturelles… Tous tirent la sonnette d'alarme face à la dégradation de la biodiversité. Une problématique qui touche notamment les oiseaux dont le nombre diminue à vue d'œil.
Depuis quelques jours, plusieurs cas d'oiseaux morts sans raison apparente ont été signalés par Colette Reungoat qui tient la boutique «L'Arbre de Vie 2». Un constat qui l'inquiète de plus en plus au vu de la régression de certaines populations d'oiseaux dans le département. «Ce sont 2 à 4 oiseaux qui meurent chaque jour et ça m'inquiète beaucoup pour l'avenir, se désole la commerçante. C'est la première année que je vois ça et ce sont surtout des femelles qui meurent».
Verdiers et pinsons sont notamment les espèces plus concernées. Un phénomène encore difficile à expliquer pour les différents organismes de préservation de la faune mais qui fait notamment écho à l'inquiétude nationale quant à la décadence de la biodiversité.

Des analyses en cours

Ni la réserve naturelle de la Mazière, ni l'Office national de la chasse et de la faune sauvage n'ont encore d'explications à cette mortalité récemment signalée. Les oiseaux morts seront d'ailleurs étudiés afin de confirmer ou d'infirmer certaines hypothèses.
La mortalité des oiseaux, parfois inexpliquée, ne date pas d'hier. «Le Muséum d'histoire naturelle a demandé aux bagueurs de travailler sur les mangeoires et de capturer les oiseaux pour faire des prélèvements sanguins. Nous ramassons également tous les oiseaux morts pour les futures analyses», explique Laurent Joubert, conservateur adjoint de la Mazière.
Des hypothèses mais rien de plus. Si quelques pistes sont envisagées depuis plusieurs années, seules les analyses pourront apporter une réponse. «Il y a deux ou trois ans, on pensait qu'il pouvait y avoir un auto-empoisonnement en mangeant trop ou que du tournesol avec une molécule qui pourrait contrarier les organes internes. Aujourd'hui, la piste n'est plus du tout sûre».
Outre les tournesols, Romain Provost, responsable de la gestion des bagues au Centre de recherche sur la biologie des populations d'oiseaux (CRBPO), évoque l'apparition d'une épidémie de trichomonose depuis deux hivers. «C'est une maladie qui vient d'Europe centrale, apparue en Grande-Bretagne, et qui a fait très fortement décliner la population de ces oiseaux». L'ouest et le nord de la France seraient les régions les plus concernées.
Bien sûr, l'hypothèse des produits phytosanitaires n'est pas écartée, mais seules les analyses pourront éclairer à ce sujet.


«Silent spring»

En 1962, Rachel Carson parlait déjà du «Printemps silencieux» dans son ouvrage consacré aux effets négatifs des pesticides sur l'environnement et plus particulièrement les oiseaux. En 2018, les oiseaux ne chanteront pas dans les champs.
Les organismes de préservation de la faune s'affolent et alertent. D'après une étude du Muséum national d'histoire naturelle, le nombre d'oiseaux a chuté depuis ces 25 dernières années, plus précisément depuis 2008-2009, période qui coïncide avec l'intensification des pratiques agricoles. Un constat national que Laurent Joubert appuie de sa propre expérience au sein de la réserve de la Mazière. En 1990, le conservateur comptait 27 couples de verdiers tandis qu'en 2009 l'inventaire n'en recensait aucun. En 2016, le nombre est remonté à 10 couples, «aujourd'hui on n'a plus que 4 couples qui chantent».

Tag oiseau #oiseaux #rapaces #environnement #espèces #menacées
par Choupi91
le Jeu 19 Avr 2018 - 9:01
 
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Sujet: Les oiseaux ne se cachent plus pour mourir
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Pourquoi vous ne devez surtout pas ramasser les bébé chouettes hulottes !

http://www.ohmymag.com/best-friends/pourquoi-vous-ne-devez-surtout-pas-ramasser-les-bebe-chouettes-hulottes_art117528.html

Depuis une poignée de semaines maintenant, les refuges, cliniques vétérinaires et centres LPO font face à une arrivée massive de jeunes chouettes hulottes. Des promeneurs, bien intentionnés, pensent avoir trouvé un petit oiseau en danger et l’apportent à une structure d’aide… sans savoir en vérité qu’ils commettent une erreur. Explications. Depuis le début du mois d’avril, un étrange phénomène a été constaté par de nombreuses structures de protection animale à travers la France. Un phénomène qui, hélas, se répète d’année en année par manque de prévention mais qui part pourtant d’une bonne intention. Bébés hulottes Les centres de soin, les refuges LPO, les cliniques vétérinaires, comme tous les ans à la même période, font face à une arrivée massive de jeunes chouettes hulottes, apportées par des promeneurs qui pensent avoir trouvé un bébé oiseau en détresse. Le phénomène est si alarmant que le Centre de Soin LPO Aquitaine a décidé de tirer la sonnette d’alarme sur sa page Facebook. Le centre explique qu’en moins d’une semaine, pas moins de onze bébés chouettes hulottes ont été apportés par des particuliers soucieux du bien-être animal. Fausse alerte Pourtant, comme le rappelle très justement le centre, ces bébés rapaces nocturnes ne sont ni blessés, ni malades, ni en danger. Les petites n’ont donc pas besoin d’être apportés dans un centre de soin. C’est simplement que ces oisillons ont été retrouvés à même le sol. Des randonneurs ou promeneurs, voyant le bébé rapace apparemment esseulé au milieu de la forêt, ont pensé avoir trouvé un animal orphelin et ont agi de la façon qu’ils estimaient la meilleure : l’apporter à une structure de soin. Or, ce que ces personnes bien intentionnées ignorent, c’est que les jeunes chouettes hulottes ne sont pas élevées au nid mais le sont, à partir d’un certain âge, au sol ! Au tout début de leur émancipation, il n’est donc pas rare de les trouver par terre, seules, mais cela ne signifie pas qu’elles sont orphelines ! Ne pas agir Bien au contraire, les parents ne se trouvent jamais bien loin et continuent d’éduquer, nourrir et surveiller leur progéniture. En revanche, en emportant avec soi la petite hulotte, on crée de fait une orpheline… et on laisse un couple de chouettes paniquées de ne plus trouver leur petit ! Alors à bon entendeur : si jamais au hasard d’une promenade en forêt, vous trouvez un bébé chouette hulotte au sol, encore toute blanche et duveteuse, laissez-la sur place ! Si vous avez un doute, contactez par téléphone le centre de soin LPO le plus proche de chez vous. Au bout du fil, un conseiller évaluera avec vous la situation de la petite boule de plume et vous dire si oui ou non, l’animal est en détresse et a besoin d’une aide !

Tag oiseau #oiseaux #rapaces
par Choupi91
le Mer 18 Avr 2018 - 12:38
 
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Sujet: Pourquoi vous ne devez surtout pas ramasser les bébé chouettes hulottes !
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Un milan royal empoisonné en Savoie : la LPO porte plainte

https://france3-regions.francetvinfo.fr/auvergne-rhone-alpes/savoie/milan-royal-empoisonne-savoie-lpo-porte-plainte-1459579.html



La Ligue de protection des oiseaux porte plainte contre X, ce lundi 16 avril 2018, pour "destruction d'espèce protégée par empoisonnement". Des analyses ont révélé qu'un milan royal, retrouvé mort en Savoie, avait été tué par un produit interdit depuis 1997.
Le milan royal a été retrouvé mort le 10 mars dernier en Savoie. 

C'est un agent de Office national de la chasse et de la faune sauvage qui a alerté la LPO Auvergne-Rhône-Alpes. 

Des analyses, effectuées par l'école vétérinaire de Lyon, ont révélé l'origine du décès.

Un empoisonnement à l’adicarbe. Une substance toxique que l'on retrouvait autrefois dans la composition de produits phytosanitaires mais qui est interdite en France depuis plus de vingt ans.

La LPO porte plainte


Pour Marie-Paul De Thiersant, présidente de la LPO Auvergne-Rhône-Alpes, les personnes qui ont déversé ce produit dans la nature sont "irresponsables". Car le poison qui a tué le milan royal est toxique pour un large spectre d'espèces, qu'elles soient sauvages ou domestiques.

Par ailleurs, dans la région, la LPO mène plusieurs actions pour préserver le milan royal. Une espèce qui figure sur la liste rouge UICN des espèces menacées en France. "Déverser du poison dans la nature, c'est anéantir notre travail" déplore Marie-Paul De Thiersant. 

La LPO a donc décidé de porter plainte. Et elle en appelle à la responsabilité de tous pour que les substances toxiques interdites ne soient plus utilisées.

Tag oiseau #oiseaux #rapaces #espèces #menacées
par Choupi91
le Mar 17 Avr 2018 - 9:44
 
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Sujet: Un milan royal empoisonné en Savoie : la LPO porte plainte
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Albanie : le pélican frisé est de retour à Divjaka

https://www.goodplanet.info/actualite/2018/04/16/albanie-le-pelican-frise-est-de-retour-a-divjaka/


Des pélicans dans la lagune de Divjaka-Karavasta, le 11 mars 2018 en Albanie
© AFP Gent SHKULLAKU

Tirana (Albanie) (AFP) – Avec ses plumes sur le crâne qui lui donnent l’air de porter une perruque, il ne passe pas inaperçu: le pélican frisé est de retour dans la lagune de Divjaka, en Albanie.
Depuis les années 1980, la population des oiseaux d’Europe a diminué de plusieurs dizaines de millions d’individus, selon les ornithologues. L’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) considère que 80% des sites de reproduction du pélican frisé en Europe ont disparu.
L’un des plus importants, la lagune de Divjaka dans l’ouest de l’Albanie (bassin de l’Adriatique), qui accueille chaque année des millions d’oiseaux et figure sur la route de nombre de migrateurs, a été très abîmé par l’homme.
Le pélican frisé a presque déserté les lieux, alors qu’auparavant, « le parc national Divjaka-Karavasta était considéré comme son royaume », dit son directeur Adrian Koçi.
Mais l’heure de la reconquête est peut-être arrivée.
« Le roi est revenu cet hiver », se réjouit Fatos Jolla, un pêcheur de 67 ans.
« De 250 couples reproducteurs dans les années 1960, on était tombé à 17 en 2000-2001. On est revenu à 52 couples et 57 naissances recensées en 2017 », confirme Adrian Koçi.
Le retour de cet oiseau dont l’envergure peut atteindre trois mètres est le résultat d’une politique volontariste des autorités albanaises, souvent critiquées pour leur passivité dans la défense de l’environnement.
Une petite île de 22 km2, au centre de la lagune, est au coeur de ce succès: les lieux de nidification ont été surélevés pour résister à la montée de l’eau, des barbelés ont été installés pour empêcher les touristes d’y accéder, la chasse a été interdite en 2016… Des chasseurs qui ont abattu un pélican mi-février ont été identifiés et risquent deux à quatre ans de prison.
Le regain est toutefois fragile, prévient Adrian Koçi. « La tendance était prometteuse jusqu’en février. Mais les intempéries, la neige et le vent ont dérangé la colonie. Certains ont même abandonné leurs nids et leurs œufs », explique Adrian Koçi, qui espère les revoir en avril.
Il faudrait mettre en place « des canaux de communication entre la lagune et la mer, ce qui n’est plus fait depuis une vingtaine d’années, afin de permettre la circulation d’eau fraîche » et « l’entrée de poissons », base de l’alimentation des pélicans, poursuit-il. Et traquer les pêcheurs de nuit, qui épuisent le stock de poissons.
Pour Sajmir Hoxha, coordinateur en Albanie de l’association française de défense de la biodiversité Noé Conservation, les autorités doivent surtout s’attaquer au bétonnage de la côte. « Nous redoutons ces grands projets d’urbanisation qui vont à l’encontre des lois de l’environnement et des équilibres naturels », dit-il.
Une alliance méditerranéenne pour la protection des zones humides, qui regroupe une vingtaine d’associations de douze pays, s’est inquiétée en 2017 de la possible construction d’un complexe touristique à Divjaka, qui détruirait « la richesse naturelle et la diversité biologique de ce secteur ».
Porté par un groupe helvéto-kosovar, ce projet prévoit 2.000 appartements, quelque 300 villas, des hôtels, un golf et des pistes pour hélicoptères, sur une bande côtière longue de douze kilomètres, selon Sajmir Hoxha. Sollicités par l’AFP, les représentants en Albanie du groupe désigné par les militants comme le promoteur, n’ont pas donné suite.
Relevant que 70% des zones humides du pays ont déjà été détruites, des ornithologues et des défenseurs de l’environnement ont écrit au Premier ministre albanais Edi Rama pour lui demander de mettre son veto au projet. Ce dernier est suspendu, mais les écologistes craignent que cette décision soit provisoire.
Si le projet immobilier incriminé se concrétise, « ce sera la disparition du pélican frisé et d’autres espèces qui font la diversité de ce parc », prévient Adrian Koçi selon qui près de la moitié des 200 espèces d’oiseaux qui peuplent la lagune sont concernées.
Celle-ci compte notamment 1.500 à 1.600 flamants roses, détaille Dorian Nasi, employé du parc.
Mais leur présence, relevée pour la première fois il y a quatre ans, n’est peut-être une bonne nouvelle qu’en apparence: elle pourrait s’expliquer par un réchauffement climatique susceptible à terme d’être fatal à l’écosystème lagunaire.
© AFP

Tag oiseau #oiseaux #rapaces #biodiversité #environnement
par Choupi91
le Mar 17 Avr 2018 - 9:03
 
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Sujet: Albanie : le pélican frisé est de retour à Divjaka
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En Croatie, des cigognes fidèles au-delà des continents

https://www.goodplanet.info/actualite/2018/04/15/en-croatie-des-cigognes-fideles-au-dela-des-continents/


Stjepan Vokic, gardien d’école à la retraite, marche à Brodska Varos le 9 avril 2018 aux côtés de Malena, une cigogne qu’il a adoptée
© AFP

Brodska varos (Croatie) (AFP) – Depuis 2002, Klepetan, une cigogne mâle, parcourt des milliers de kilomètres pour retrouver Malena, clouée au sol par un chasseur puis recueillie et choyée par un habitant de Brodska Varos.
Cette année, il est arrivé le 29 mars, après un long vol depuis l’Afrique du sud jusqu’à ce minuscule village de l’est de la Croatie, où niche Malena (« La petite »).
Celle-ci avait été découverte en 1993 dans un étang par Stjepan Vokic, 71 ans, un habitant, une aile brisée par une balle de fusil de chasse.
Homme à tout faire dans l’école de Brodska Varos, il s’en occupe depuis et assiste chaque année au retour de Klepetan, qui a été équipé d’une bague pour suivre ses déplacements. Une drôle d’histoire de fidélité animale qui a fait du couple d’oiseaux des célébrités en Croatie.
Il a dénombré 62 petits nés des accouplements de Malena et de Klepetan, un nom qui fait référence au claquement du bec des cigognes.
Avec un aquarium, un nid fait sur mesure que l’oiseau peut rejoindre par une sorte de passerelle, un système de chauffage, Stjepan Vokic s’est efforcé de constituer une « Afrique improvisée » pour Malena.
« Je l’amène pêcher comme je ne peux l’amener en Afrique. On regarde même la télé ensemble », dit le septuagénaire.
Une fois qu’il aura appris à voler à la nouvelle couvée, Klepetan repartira vers la fin août vers des contrées plus chaudes, près du Cap, à 14.500 kilomètres plus au sud. Un voyage de plus d’un mois.
Quelque 1.500 paires de cigognes sont recensées en Croatie. Proclamé en 1994, « premier village européen de cigognes », Cigoc (centre) en accueille à lui seul 210, qui nichent sur les toits ou en haut des lampadaires. C’est deux fois la population humaine de cette bourgade.
© AFP

Tag oiseau #oiseaux #rapaces #chasse #cruauté #maltraitance
par Choupi91
le Lun 16 Avr 2018 - 9:09
 
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Sujet: En Croatie, des cigognes fidèles au-delà des continents
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Nouvelle hécatombe de pétrels à Cilaos

https://www.clicanoo.re/Societe/Article/2018/04/15/Nouvelle-hecatombe-de-petrels-Cilaos_525147



Depuis vendredi soir, une soixantaine de pétrels ont été retrouvés dans le cirque. Même s’ils reconnaissent les efforts des différentes institutions de l’île, les défenseurs de l’oiseau marin interpellent la mairie sur les éclairages urbains.
"Attristés", Sylvain Benusiglio et sa femme Marie N’guyen ont passé la nuit de vendredi et la journée d’hier à ramasser des pétrels en difficulté, à Cilaos. Au total, ce sont près de 70 oiseaux qui ont été secourus par le couple. "Il a plu ce soir-là, nous étions complètement trempés et avons parfois dû nous aventurer dans des végétations impénétrables pour secourir les oiseaux", raconte le sexagénaire. Leur petite boule de poils, Papaye, a elle aussi été mise à contribution pour repérer les pétrels échoués au sol. Une situation qui rappelle celle d’avril 2015, lorsque 200 oiseaux avaient été retrouvés dans cette même ville. Depuis, un arrêté municipal interdit pourtant les éclairages urbains à partir de 19 h 30 à Cilaos, durant la période d’envol.
BÉNÉVOLES
Mais ce vendredi, il y avait entraînement de foot. Les lampadaires du stade sont donc restés allumés 30 minutes de plus. "Il y a une prise de conscience globale depuis quelque temps, mais c’est dommage que certaines institutions ne jouent pas totalement le jeu, regrette Julie Tourmetz, responsable du centre de soins de la Société d’études ornithologiques de La Réunion (Séor). Les calendriers prévisionnels sont pourtant communiqués en amont pour que les communes évitent les pollutions lumineuses."
En effet, ces jeunes oiseaux marins, qui prennent actuellement leur envol vers la mer, suivent instinctivement le reflet de la lune et des étoiles. Les éclairages publics créent une barrière lumineuse qui les désoriente, les conduisant à s’échouer. Au sol, ils sont incapables de reprendre leur envol. "C'est encore plus compliqué en temps de pluie et de brouillard, ils sont plus lourds et ont moins de visibilité. Après leur chute, les moins chanceux sont attaqués par des chiens et chats errants, d’autres percutés par des voitures. Et il y a ceux qui peuvent être secourus mais à qui personne ne vient en aide", détaille Sylvain Benusiglio qui dispose soigneusement les oiseaux retrouvés dans une boîte en carton avant de les soigner bénévolement. Au total, ce sont 3 400 oiseaux qui reçoivent les soins de la Séor chaque année. 80 % sont des pétrels de Barau. Des chiffres que Julie Tourmetz espère voir diminuer, un jour, avec une meilleure implication des institutions et des particuliers : "90 pétrels ont déjà été retrouvés depuis le début de la saison."

Tag oiseau #oiseaux #rapaces #pollution
par Choupi91
le Lun 16 Avr 2018 - 8:31
 
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Une femelle faucon crécerelle abattue dans le Haut-Doubs

https://www.estrepublicain.fr/edition-de-besancon/2018/04/11/une-femelle-faucon-crecerelle-abattue



L’office national de la chasse et de la faune sauvage a enquêté durant sept mois pour confondre les deux tireurs qui avaient pris un faucon crécerelle pour cible vivante sur la commune de Saint-Antoine.
Les inspecteurs de l’environnement de l’Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFN) ont de la suite dans les idées. Après une enquête de plusieurs mois, ils viennent de confondre et de faire entendre par les gendarmes deux jeunes qui avaient volontairement abattu un faucon crécerelle, petit oiseau de proie dont l’espèce est protégée.
Les faits datent du mois d’août de l’année dernière. « Cela s’est passé sur le territoire de la commune de Saint-Antoine, près de Métabief. C’étaient des jeunes en goguette qui ont d’abord fait du tir sur cible. Sans doute ont-ils voulu ensuite faire du tir sur une cible vivante de la faune locale. Ils étaient équipés de deux carabines et ont sillonné la campagne à bord de leur véhicule. Un faucon crécerelle était perché sur une ligne électrique, ils l’ont abattu et ils ont pris la fuite », rapporte Christian Guinchard chef de brigade à l’ONCFN.

Une piste remontée jusqu'au Territoire de Belfort

En fait, des indices ont permis aux inspecteurs de l’environnement de remonter la piste des deux tireurs. Ces derniers habitent dans le Territoire de Belfort où ils ont été retrouvés et leurs armes saisies. Ils n’ont pas mis longtemps à reconnaître les faits. Attention, ce n’était pas une équipée sauvage mais plutôt une action idiote », indique Christian Guinchard. Ce dernier regrette d’autant plus le tir sur le petit rapace connu pour son art du vol plané et du vol stationnaire qu’il s‘agissait d’une femelle. « On l’avait repérée, elle formait un couple avec un mâle et ils revenaient toujours dans le même coin. Là, le mâle a disparu ».
Abattre un faucon crécerelle est d’autant plus crétin que cet oiseau fait du surplace comme suspendu à un fil, le fameux vol dit saint-esprit, au-dessus des champs pour repérer ses proies et faire des piqués. Mulots et campagnols terrestres qui pullulent, n’ont alors qu’à bien se tenir. Bref, l’utilité du faucon crécerelle n’est plus à démontrer.
Désormais, c’est le parquet de Besançon qui décidera des suites à donner. Les auteurs de la destruction d’une espèce protégée encourent une peine pouvant aller jusqu’à deux ans d’emprisonnement et une amende de 150 000 €.

Tag oiseau #oiseaux #rapaces #espèces #protégées #cruauté #maltraitance
par Choupi91
le Jeu 12 Avr 2018 - 9:19
 
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Sujet: Une femelle faucon crécerelle abattue dans le Haut-Doubs
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Chouette sauvetage à Fontrabiouse

http://www.lindependant.fr/2018/04/11/chouette-sauvetage-a-fontrabiouse,3915109.php



Après plus d’un mois de soins, le rapace a été relâché.
C’est une histoire qui finit bien pour une chouette de Tengmalm retrouvée blessée en février dernier. Des personnes l’avaient trouvé blessée à Espousouille et amené dans un carton à Formiguères à l’office de tourisme. Cathy a eu le réflexe d’appeler Anthony Benoit, technicien forestier territorial de l’Office national des forêts (ONF). «Quand je l’ai récupéré, je lui ai donné à manger du blanc de poulet pendant deux journées complètes, patiemment, avec un cure-dent», explique Anthony. Le réseau se met en place, il prévient la Ligue de protection des oiseaux (LPO) et son Centre régional de sauvegarde de la faune sauvage à Villeveyrac dans l’Hérault pour que le rapace y soit soigné. Le diagnostic tombe: la chouette souffre d’une entorse de l’épaule et d’une grosse inflammation articulaire. «Il est fort possible qu’elle ait tapé dans un câble téléphonique dans le village. Rentrée à Villeveyrac le 21 février, après donc un mois et demi de soins, nous avons décidé de la relâcher là où elle a été récupérée», poursuit le technicien de l’ONF.

Un lâcher public

Anthony est allé voir la chouette qu’il a baptisée Huguette (dont on ne sait d’ailleurs pas s’il s’agit d’un mâle ou d’une femelle !) la semaine dernière au centre de la LPO. L’oiseau a retrouvé son vol, la date de sa relâche est décidée. Vendredi dernier, trois rapatrieurs bénévoles de la LPO se relayent à partir de Villeveyrac pour ramener la chouette jusqu’en Capcir. Michelle, la dernière rapatrieuse, a confié la précieuse cargaison à Anthony pour le relâcher public de ce magnifique oiseau nocturne. Trois techniciens de l’ONF étaient présents, Claude Gauthier, de l’association Cerca nature, Benjamin Joffre, naturaliste, Cathy de l’office de tourisme de Formiguères et Michelle, bénévole LPO. La chouette de Tengmalm a parfaitement pris son envol et s’est posée quelques minutes avant de partir hors de vue vers la forêt d’Espousouille. Un joli moment d’émotion vécu par la petite assemblée. On ne peut que se féliciter de la parfaite coordination de la chaîne des secours entre l’ONF, la Ligue de protection des oiseaux et l’association locale, Cerca nature pour sauver ce nocturne peu facile à observer.

Tag oiseau #oiseaux #rapaces #animaux #protection
par Choupi91
le Mer 11 Avr 2018 - 9:04
 
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Sujet: Chouette sauvetage à Fontrabiouse
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Nouvelle condamnation pour les braconniers de pinsons et d’ortolans

https://www.lpo.fr/actualites/nouvelle-condamnation-pour-les-braconniers-de-pinsons-et-d-ortolans

Verbalisés en 2015, les braconniers viennent d’être condamnés par la Cour d’Appel de Pau confirmant ainsi le jugement rendu en première instance par le Tribunal Correctionnel de Dax en avril 2017.
Bruant ortolan (Emberiza hortulana) libéré dans le cadre de l'opération de terrain - Crédit photo : LPO
La stratégie des recours systématiques contre les jugements n’y change rien : les condamnations sont constantes. Ainsi se forge la jurisprudence : ces pratiques, dites « traditionnelles », sont des actes délictueux, et nul n’est censé ignorer la Loi.
Les peines prononcées en première instance par le Tribunal correctionnel de Dax il y a tout juste  1 an (le 13/04/17) sont confirmées par la Cour d’Appel de Pau, ainsi que les indemnités allouées à la LPO. Les frais de procédure de la LPO sont majorées eu égard à cette nouvelle démarche en appel à Pau.  Ces 11 arrêts sont conformes à ceux rendus le 19 octobre 2017 par la même Cour d’Appel de Pau concernant des jugements cette fois rendus par le  Tribunal de Mont-de-Marsan sur le même sujet.
L’audience de la Cour d’Appel de Pau avait eu lieu le 22 février dernier : sur les conseils de leurs avocats, la dizaine de chasseurs d’ortolans à la matole avaient à nouveau contesté devant la Cour d’Appel de Pau leur condamnation à des peines d’amende et à verser des dommages et intérêts à la LPO partie civile. Prenant connaissance de ce nouveau revers, ils semblent à nouveau vouloir se pourvoir  en cassation comme ils l’avaient fait fin 2017 à l’encontre des arrêts du 19/10/2017. Les pourvois n’ayant pas d’effet suspensif, les chasseurs condamnés devront tout de même exécuter les décisions de justice et payer leurs amendes et les indemnités LPO sans attendre.
Quoiqu’il en soit, plus personne ne peut aujourd’hui faire croire que ce braconnage est toléré, ni qu’il n’aurait que peu d’incidence sur l’état de conservation d’une espèce en danger d’extinction : le Bruant ortolan qui accuse un déclin sur son aire de répartition de plus de 50% de ses effectifs depuis 2000 et de + 84% depuis 1980 pour la population qui migre par le sud-Ouest de la France.
En 2017, pour la première fois depuis des dizaines d’années, le braconnage organisé à grande échelle n’a pas eu lieu. La LPO sera présente dans le département des Landes cet automne 2018 pour vérifier que le braconnage des ortolans mais aussi des pinsons est bel et bien terminé.

Tag oiseau #oiseaux #rapaces #braconnage #espèces #menacées #cruauté #maltraitance
par Choupi91
le Mar 10 Avr 2018 - 8:51
 
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Sujet: Nouvelle condamnation pour les braconniers de pinsons et d’ortolans
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Finistère : une chasse aux oiseaux empêchée par un collectif

http://www.leparisien.fr/societe/finistere-une-chasse-aux-oiseaux-empechee-par-un-collectif-07-04-2018-7651050.php#xtor=AD-1481423554

Le Collectif de libération des animaux élevés pour la chasse a réussi à empêcher une chasse aux corvidées, à Plouguin, pourtant autorisée par le maire.

En seulement quelques jours, ils ont réussi à arrêter une chasse aux corvidés — cette grande famille de passereaux qui comprend, entre autres, 130 espèces de corbeaux, corneilles, pies, etc.
Le 31 mars, une poignée de citoyens, farouchement opposés à cette chasse programmée le 3 avril au soir à Plouguin (Finistère), a fondé le Collectif de libération des animaux élevés pour la chasse (Claec), qui a reçu le soutien de nombre d'associations et d'organismes défenseurs des animaux et de l'environnement.
« C'est dans le bois de Kernavéno, sur la commune de Plouguin, que le maire, Roger Talarmain, a autorisé une chasse aux corvidés ; ce bois étant proche de la ville, il voulait mettre fin à des nuisances sonores », indiquent les membres du collectif dans un communiqué. « Sauf que M. Talarmain n'était pas dans ses droits en mettant en place une telle tuerie [...] D'après la loi L. 2212-2 du Code général des collectivités territoriales, le maire a outrepassé ses compétences de police administrative. »

En seulement trois jours, le collectif a mobilisé autour de lui, jusqu'à Allain Bougrain-Dubourg, « qui a appelé lui-même l'élu finistérien pour lui demander des explications et l'annulation de cette chasse ». Une « première victoire » pour le Claec, qui milite toujours pour l'abolition de la chasse.

Tag oiseau #oiseaux #rapaces #chasse #cruauté #maltraitance #animaux #protection
par Choupi91
le Lun 9 Avr 2018 - 15:12
 
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Manche : face à l'invasion des goélands, le département lâche des rapaces

https://www.francetvinfo.fr/animaux/manche-face-a-l-invasion-des-goelands-le-departement-lache-des-rapaces_2689748.html#xtor=CS2-765-[twitter]-

Depuis une semaine, la vie est devenue un peu plus calme au collège Guillaume-Fouace, à Saint-Vaast-la-Hougue, dans la Manche. Pour faire face à l'invasion des goélands, le département, qui gère les collèges, a missionné un fauconnier, rapporte France Bleu Cotentin mercredi 4 avril. "On utilise un rapace qui va être lâché sur la colonie dans le but d'attraper un oiseau, ce qui a pour but d'effrayer l'ensemble de la colonie", explique Frédéric Plonka, le fauconnier venu de la Sarthe avec ses rapaces.

Cris, vols, intimidations...  

Il faut dire que la vie au milieu des 150 couples de goélands était devenue véritablement problématique. "Ils crient trop et nous faire dessus", se plaint l'un des élèves, au micro de France Bleu Cotentin, quand un autre raconte : "Un coup, je me suis fait piquer mon pain dans la main." Selon la principale du collège, Dominique Aussant, certains enfants "sont vraiment perturbés".
C'est le bruit, un collège vraiment très sale et puis les odeurs terribles. Il n'y a pas eu d'attaques directes, mais des vols d'intimidation très souvent.Dominique Aussant, principale du collège Guillaume-Fouace
Depuis le passage du fauconnier, la situation s'est donc considérablement améliorée, mais cela ne suffira pas : il va continuer à les effaroucher régulièrement pendant les trois mois que dure la nidification. D'autres municipalités ont tenté des méthodes différentes face aux goélands, comme un drone pour détruire les œufs à Trouville-sur-Mer (Calvados) ou la stérilisation à Calais (Pas-de-Calais).

Tag oiseau #oiseaux #rapaces
par Choupi91
le Jeu 5 Avr 2018 - 11:05
 
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Sujet: Manche : face à l'invasion des goélands, le département lâche des rapaces
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Chasse au grand tétras dans les P.-O. : Nicolas Hulot en arbitre

http://www.lindependant.fr/2018/04/03/chasse-au-grand-tetras-dans-les-p-o-nicolas-hulot-en-arbitre-fiche-didentite-grand-tetras-ou-tetrao-urogallus-aquitanicus,3913238.php



Depuis 30 ans, le coq de bruyère fait polémique entre chasseurs et écologistes dans le département.
« Un courrier est en préparation pour interpeller le ministre de l’écologie, Nicolas Hulot, sur la situation du grand tétras dans les Pyrénées ». Philippe Assens, président de la réserve naturelle de Nohèdes tire la sonnette d’alarme concernant cet oiseau emblématique : « Le conseil d’administration a délibéré à l’unanimité pour que cette démarche soit faite. Nous souhaitons qu’il ait un statut protégé et de chanteur d’alerte. »

Tag oiseau #oiseaux #rapaces #chasse #cruauté #maltraitance
par Choupi91
le Mer 4 Avr 2018 - 12:12
 
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Phoques, baleines, coyotes : la faune sauvage insoupçonnée de New-York

Ces dernières années, la faune sauvage a augmenté à New-York. Dans une ville qui compte presque 10 millions d'habitants, la cohabitation est parfois compliquée.



Coyotes et phoques dans le Bronx, renards roux dans le Queens, hiboux à Brooklyn, ratons laveurs, faucons et écureuils à Manhattan : une faune abondante et souvent insoupçonnée vit à New York (États-Unis) à l'ombre des gratte-ciel. D'ailleurs, ces 30 dernières années, la population d'animaux sauvages dans la grosse pomme n'a cessé d'augmenter, à la faveur de nouveaux espaces verts - dans une ville où l'on en compte au total plus de 11.000 hectares -, où la chasse est interdite et les prédateurs naturels absents.


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Tags #faune #sauvage #oiseaux #rapaces #univers #aquatique #marin #biodiversité
par Choupi91
le Ven 30 Mar 2018 - 16:03
 
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Sujet: Phoques, baleines, coyotes : la faune sauvage insoupçonnée de New-York
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Pourquoi les pesticides sont bien l’une des causes du déclin des oiseaux

http://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2018/03/29/pourquoi-les-pesticides-sont-bien-l-une-des-causes-du-declin-des-oiseaux_5278294_4355770.html




L’information n’est pas passée inaperçue. La semaine dernière, la publication des résultats de deux études sur le déclin de nombreuses espèces d’oiseaux a connu un écho médiatique important (dont la « une » du Monde datée 21 avril). Rapidement, le ministre de la transition écologique, Nicolas Hulot, a une fois de plus appelé à changer les pratiques agricoles pour « inverser la tendance » et réduire l’utilisation de pesticides.

Lire aussi :   Les oiseaux disparaissent des campagnes françaises à une « vitesse vertigineuse »
Cette annonce, fruit de deux réseaux d’étude gérés par le Centre national de la recherche scientifique (CNRS) et par le Muséum national d’histoire naturelle (MNHN), a cependant soulevé de vives critiques sur le rôle que jouent les pesticides dans ce déclin inquiétant, et notamment dans une chronique de vérification des faits diffusée sur Europe 1, mercredi 28 mars. Mais celles-ci ont commis plusieurs erreurs graves.



CE QUI A ÉTÉ DIT :
« Les chercheurs n’ont pas démontré le lien de causalité avec les pesticides. »

POURQUOI C’EST TROMPEUR

Les travaux de suivi des populations d’oiseaux ne cherchent pas les causes des variations d’abondance de cette faune, il est donc normal qu’ils n’apportent pas directement de « preuves » de la responsabilité des pesticides et de l’agriculture intensive, ni d’ailleurs de tout autre facteur. Par exemple, une étude épidémiologique relevant la proportion de fumeurs touchés par un cancer du poumon ne permet pas, en elle-même, d’établir un lien de causalité entre la cigarette et la maladie. Mais cela ne signifie pas que ce lien de causalité n’existe pas.
Un ensemble d’indices concordants pour un éventuel lien de causalité
De fait, il est très rare qu’une étude unique permette d’établir un lien de causalité entre deux phénomènes : chaque étude documente un fait précis (dans le cas présent, le déclin des oiseaux des champs) et c’est un ensemble d’indices concordants, apportés par une diversité d’autres travaux, qui fondent un éventuel lien de causalité avec un autre phénomène. Affirmer que les pesticides ne sont pas les premiers responsables du déclin des oiseaux parce qu’une étude non destinée à chercher des liens de causalité n’a pas mis en évidence de lien de causalité est une erreur logique.
En revanche, d’autres études établissent un lien fort entre pesticides et déclin de la faune aviaire. Une étude publiée en 2014 dans la revue Nature a montré que la chute des populations d’oiseaux insectivores était bien liée à la concentration d’insecticides néonicotinoïdes dans l’environnement (aux Pays-Bas en l’occurrence). Ce lien est d’ailleurs mis en évidence à des niveaux de contaminations minuscules, de l’ordre de quelques milliardièmes de gramme — ou nanogrammes — de pesticide par litre d’eau de surface prélevée dans l’environnement. « A des concentrations d’imidaclopride [une molécule de la famille des néonicotinoïdes] supérieures à 20 nanogrammes par litre, les populations d’oiseaux ont eu tendance à diminuer de 3,5 % en moyenne par an, écrivent les auteurs. Des analyses complémentaires ont révélé que ce déclin spatial n’est apparu qu’après l’introduction de l’imidaclopride aux Pays-Bas, au milieu des années 1990. »
Des chercheurs de l’Office national de chasse, de la forêt et de la faune sauvage (ONCFS) ont, de leur côté, documenté l’existence d’intoxications directes d’oiseaux granivores, qui meurent de la consommation de semences enrobées de ces pesticides.
Ce ne sont là que deux études parmi les très nombreuses publiées dans la littérature scientifique et montrant que ces nouvelles générations de pesticides, utilisées depuis le milieu des années 1990, ont des effets délétères sur de nombreux compartiments de la biodiversité. Dont les oiseaux, directement ou indirectement.

Les faibles doses de pesticides sans impact ?

CE QUI A ÉTÉ DIT :
« De faibles doses de pesticides ont peu d’impact et ces intrants pèsent trois à quatre fois moins dans le déclin des oiseaux que la modification de leur habitat. »

POURQUOI C’EST FAUX

L’étude sur laquelle s’appuie cette affirmation est celle menée par des chercheurs du Centre d’écologie et de sciences de la conservation, qui a porté sur 199 champs observés dans trois régions françaises. Elle n’a pas suivi ces parcelles sur une « longue période » mais seulement entre 2009 et 2011. Un suivi temporel aussi bref ne permet pas de mesurer les effets sur la biodiversité des changements de pratiques introduits au milieu des années 1990 avec l’introduction de nouvelles générations d’insecticides systémiques.
En outre, la pondération citée (« ces intrants pèsent trois à quatre fois moins dans le déclin des oiseaux que la modification de leur habitat ») est calculée en comparant des exploitations entre elles : c’est une donnée relative qui ne permet pas de mesurer les responsabilités partagées du déclin des oiseaux constaté depuis plusieurs décennies.
Au total, il existe plusieurs centaines d’études publiées dans la littérature scientifique montrant sans ambiguïté les effets délétères des néonicotinoïdes sur des invertébrés non ciblés. Dix-huit chercheurs d’une dizaine de nationalités ont passé en revue l’ensemble de cette littérature et en ont publié, en 2015, une longue synthèse dans la revue Environnemental Science and Pollution Research. Leur conclusion :
« Malgré d’importantes lacunes dans les connaissances et des incertitudes, il existe suffisamment de connaissances pour conclure que les niveaux actuels de pollution par les néonicotinoïdes et le fipronil, résultant des utilisations actuellement autorisées, dépassent souvent les plus faibles concentrations auxquelles des effets nocifs sont observés. Ils sont donc susceptibles d’avoir des impacts biologiques et écologiques négatifs à grande échelle et ce sur une vaste gamme d’invertébrés non ciblés, dans les habitats terrestres, aquatiques, marins et benthiques. »

Dans la même revue, trois autres chercheurs ont publié, la même année, une synthèse de près de cent cinquante études montrant la toxicité directe de ces substances pour les mammifères, les oiseaux, etc.
Un gramme d’imidaclopride peut tuer autant d’abeilles que 7,3 kilogrammes de DDT
En ce qui concerne les néonicotinoïdes, les doses utilisées ne sont pas « essentielles ». En effet, ils sont principalement utilisés de manière systématique et préventive, en gainage des semences mises en terre. Or certains d’entre eux, en particulier l’imidaclopride, sont très persistants et s’accumulent d’année en année dans l’environnement. Au point que dans des régions agricoles du Royaume-Uni, les fleurs sauvages sont également contaminées et forment une source d’exposition importante pour les abeilles domestiques, ainsi que l’ont montré des chercheurs britanniques.
En outre, ces pesticides sont les plus puissants jamais synthétisés et agissent à très faibles doses : un gramme d’imidaclopride peut tuer autant d’abeilles que 7,3 kilogrammes du célèbre DDT. Un gramme de thiaméthoxame équivaut à 5,4 kg de DDT et un gramme de clothianidine compte autant que 10,8 kg de DDT.

« Pourtant, les populations d’oiseaux diminuent aussi en ville »

CE QUI A ÉTÉ DIT :
« Il faut noter qu’en ville, les populations d’oiseau ont aussi baissé d’un tiers. »

POURQUOI C’EST TROMPEUR

L’affirmation sous-entend assez clairement que le rôle des pesticides n’est pas aussi important qu’entendu car des baisses similaires sont enregistrées en ville. Pourtant, la baisse des oiseaux nichant dans le bâti peut être liée à d’autres facteurs. Elle n’est pas l’indice que les pesticides ne seraient pas un déterminant majeur du déclin des oiseaux des champs. C’est là encore une erreur de logique.
De manière générale, les pesticides ne sont certainement pas la seule cause du déclin des oiseaux.

D’autres paramètres non étudiés ?

CE QUI A ÉTÉ DIT :
« La cause de la disparition des insectes reste mystérieuse, les auteurs de ce constat n’ont pas intégré ni étudié l’effet des pesticides, des changements climatiques ou d’autres facteurs. »

POURQUOI C’EST FAUX

Les travaux d’une équipe internationale de biologistes, publiés en octobre 2017 dans la revue PLoS One, ont au contraire étudié un grand nombre de paramètres (changement du climat au cours du temps, de l’habitat, de l’utilisation des terres). Aucun ne permet d’expliquer le déclin observé des insectes volants en Allemagne — un déclin de 76 % en moins de trois décennies, qui atteint même 80 % au cours des mois d’été.
« Nous montrons que ce déclin est manifeste quel que soit le type d’habitat et que les changements des conditions météorologiques [températures, précipitations et vitesse du vent], l’utilisation des terres et les caractéristiques de l’habitat ne peuvent expliquer ce déclin global », concluent ainsi les chercheurs. Les auteurs n’ayant pas eu accès dans les régions étudiées aux changements d’utilisation de produits phytosanitaires par les agriculteurs, ils n’ont pu corréler le déclin observé aux pesticides.
Mais leur travail permet d’écarter les principales causes possibles sans lien avec l’agriculture. Les changements de pratique de celle-ci sont donc les causes les plus plausibles car, écrivent-ils, « l’intensification de l’agriculture, incluant la disparition des marges et les nouvelles méthodes de protection des cultures [c’est-à-dire l’enrobage des semences par les nouvelles générations d’insecticides systémiques] est associée à un déclin global de la diversité des plantes, des insectes, des oiseaux et d’autres espèces communes ».
Les auteurs de ces travaux ont d’ailleurs peu de doutes sur l’implication des néonicotinoïdes dans le déclin de la biodiversité en général. « Il faut adopter des restrictions internationales sur l’utilisation des néonicotinoïdes sans attendre et empêcher leur remplacement par des produits tout aussi dangereux », écrivent ainsi des chercheurs ayant participé à cette publication, dans une tribune publiée dans Le Monde.

Tag oiseau #oiseaux #rapaces #espèces #menacées
par Choupi91
le Ven 30 Mar 2018 - 9:19
 
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Sujet: Pourquoi les pesticides sont bien l’une des causes du déclin des oiseaux
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Royaume-Uni: Il tue un héron pour sauver un caneton

https://www.20minutes.fr/insolite/2246179-20180329-royaume-uni-tue-heron-sauver-caneton

L’unité rurale de la police du nord du Pays de Galles a rapporté sur son compte Twitter qu’un homme qui avait tué un héron pour sauver la vie d’un caneton, a été placé en garde à vue.



L’homme - dont l’identité n’a pas été révélée - décrit comme « vulnérable » et « âgé » par la police, a vu le héron manger le caneton et a décidé d’agir. Il a éventré l’oiseau et a extrait le caneton toujours vivant. « Étrangement, il a sauvé le canard de l’estomac du héron mort », a déclaré la police sur Twitter. « Mais évidemment le héron est mort. On ne fait pas ça ! »

Un animal protégé par la loi

Bien que la police ne semble pas avoir cautionné le geste, l’homme, qui a été mis en garde à vue, a ensuite été libéré. Une décision qu’ont déploré bon nombre d’utilisateurs du réseau social. Certains estiment qu’il aurait dû être sanctionné pour son geste, avançant que s’il s’était agi de la vie d’un être humain, il aurait été incriminé. La libération de l’homme est d’autant plus controversée que le héron est un animal protégé par la loi (Wildlife and Countryside Act 1981).
La Royal Society for the Protection of Birds (RSPB), organisation de protection des oiseaux a, elle aussi, réagi à l’affaire avec un tweet : « En Grande-Bretagne, le Héron est protégé […], avec des amendes ou des peines de prison pour quiconque tue ou tente de tuer ».
Le département de police a conclu en expliquant : « Ces décisions ne sont jamais prises à la légère et un certain nombre de facteurs sont pris en compte. »

Tags #oiseaux #rapaces #cruauté #maltraitance #espèces #protégées
par Choupi91
le Ven 30 Mar 2018 - 9:12
 
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Allain Bougrain Dubourg : « L’agression à l’égard des animaux s’apparente à un crime contre l’humanité »

Dans son nouvel ouvrage « Lettres des animaux à ceux qui les prennent pour des bêtes » (éditions Les Echappés), Allain Bougrain Dubourg, président de la LPO, se met à la place d’une tortue, d’un cochon ou encore d’un ortolan pour dénoncer la souffrance qu’ils subissent. Il explique sa démarche à 30millionsdamis.fr.


30millionsdamis.fr : Pourquoi écrire à la place des animaux ?
Allain Bougrain Dubourg : Depuis longtemps et par bonheur il y a eu de très belles plumes qui se sont exprimées en faveur des animaux et qui ont tenté de les défendre. Je me suis dit qu’il était singulier, nouveau et peut-être davantage constructif, de donner la parole aux animaux pour qu’eux-mêmes plaident leur propre cause à l’égard de ce qui les touche : le taureau au torero, l’ortolan au braconnier, le cochon à l’éleveur…
Alors évidemment, cela conduit à flirter avec l’anthropomorphisme, c’est-à-dire à prêter des sentiments humains aux animaux, puisqu’ils doivent prendre la parole pour finalement se faire entendre des humains. Cela me gênait un peu au départ… mais quand on progresse dans la démarche, on se rend compte que plus on avance dans l’éthologie, plus les comportements des animaux se rapprochent des comportements humains. C’est d’ailleurs toute l’affaire de la sensibilité : on voit que les animaux sont capables de s’accoupler pour le plaisir et pas pour pérenniser l’espèce, de tricher, de mentir, d’aimer, d’être solidaires, d’avoir de la compassion, de rire… toutes choses qui étaient jusqu’à présent censées être réservées aux hommes.


Lire la suite sur 30 Millions d’Amis

Tags #animaux #élevage #ferme #chats #chiens #oiseaux #rapaces #cruauté #maltraitance #protection
par Choupi91
le Mer 28 Mar 2018 - 10:41
 
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Mésanges charbonnière et bleues, les deux cousines du jardin

https://fr.metrotime.be/2018/03/27/must-read/mesanges-charbonniere-bleues-jardin/



À force de chercher l’oiseau rare, on oublie parfois de profiter du quotidien. Mais qui ne connaît pas les mésanges charbonnière et bleue? Fort liées à l’homme, elles méritent qu’on s’y attarde un peu.
Depuis des millénaires, l’homme modifie son environnement afin d’y vivre de manière confortable. La faune et la flore subissent ces changements de plein fouet. Certaines espèces en profitent, d’autres en souffrent et déclinent, ou disparaissent. Les mésanges bleue et charbonnière font partie de la première catégorie.
Leurs plumages colorés et leurs régimes alimentaires ont rapidement séduit les paysans et les bourgeois. Ils n’ont pas tardé à classer ces dévoreuses de chenilles et de pucerons dans la catégorie «auxiliaires de l’agriculture». Nichoirs et nourrissage hivernal ont permis de compenser les coupes forestières et les destructions d’habitat de ces espèces. Elles ont alors pu étendre leur aire de répartition en Europe et occuper des endroits qu’elles n’auraient pas fréquentés naturellement.

Proies et prédatrices

L’hiver est la saison idéale pour observer les mésanges. On les distingue plus facilement quand elles ne se cachent pas dans les arbres. Elles peuvent être attirées avec de la nourriture. En hiver, vous pouvez leur offrir des graines de tournesol, des cacahuètes ou des boules de graisse. Le reste de l’année, elles sont de grandes prédatrices d’invertébrés, surtout les chenilles et les pucerons. Mais les mésanges sont aussi la proie d’un grand nombre d’animaux. En milieu urbain, les chats sont les principaux ennemis des adultes et des jeunes. Les autres prédateurs sont l’épervier d’Europe, l’écureuil, les pies, geais…
Heureusement, les mésanges produisent généralement de nombreux petits. La mortalité juvénile est cependant élevée, 87% des jeunes charbonnières n’atteignent pas l’âge d’un an et 49% des adultes meurent chaque année. Les quelques jours suivant l’envol sont les plus dangereux. La plus vieille mésange charbonnière connue a atteint l’âge de 15 ans et cinq mois, la plus vieille bleue 14 ans et sept mois. Les hivers rigoureux sont aussi une cause importante de mortalité si la nourriture disponible n’est pas suffisante.

Deux espèces qui se portent bien

On apprenait récemment que le nombre d’oiseaux en Europe connaît un inquiétant déclin. Les mésanges se portent nettement mieux que les autres espèces d’oiseaux. La population de mésange charbonnière est stable depuis 1990, début du programme du Suivi des Oiseaux Communs en Wallonie (SOCWAL), et celle de mésanges bleue est en légère augmentation.

Tag oiseau #oiseaux #rapaces
par Choupi91
le Mar 27 Mar 2018 - 12:49
 
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La Terre connaît sa sixième extinction de masse, avec l'érosion continue de la biodiversité

https://www.demotivateur.fr/article/la-terre-connait-sa-sixieme-extinction-de-masse-avec-l-erosion-continue-de-la-biodiversite-13019

L’IPBES, la plateforme intergouvernementale scientifique et politique sur la biodiversité et les services écosystémiques (à vos souhaits), a constaté lors de sa réunion à Medellín, en Colombie, qui s’est tenue du 17 au 24 mars, que la biodiversité à l’échelle de l’Europe, de l’Amérique, de l’Afrique, et de l’Asie connaissait un déclin certain qui aurait inévitablement des conséquences drastiques sur notre mode de vie. Une déduction des plus alarmantes, tandis que nous abordions il y a quelques jours la disparition des oiseaux dans les campagnes françaises, l’une des caractéristiques principales de cette érosion de la biodiversité.
Image d'illustration d'un quetzal au Costa Rica. Crédit photo : Ondrej Prosicky
L’IPBES est né sous la tutelle de l’ONU, et compte parmi ses membres un total de 129 États, qui mettent un point d’honneur à rassembler toute l’étendue de leurs connaissances respectives pour dresser un bilan continent par continent de l’érosion de la biodiversité, et en déduire ses effets directs sur l’humanité.

Il est ainsi apparu que 500 000 km² des terres d’Afrique étaient dégradées par la présence de l’homme, que les lacs pourraient connaître une diminution de 20 à 30% de leurs ressources halieutiques, c’est-à-dire beaucoup moins de poissons pour la pêche. De plus, la moitié des espèces présentes sur le continent pourrait disparaître à cause du changement climatique global.

En Europe, de nombreuses espèces connaissent d’ores et déjà un déclin notable, notamment les oiseaux, dont la chute du nombre dans les campagnes tient de la catastrophe écologique. L’Asie est particulièrement marquée par la pollution, puisque 80% des rivières les plus polluées par le plastique à l’échelle du monde se trouvent sur ce continent qui, en outre, devrait connaître une dégradation de 90% de ses coraux d’ici 2050, même en étant le plus optimiste possible.

L’Asie étant le continent le plus concerné par la pêche industrielle, c’est sans surprise mais avec beaucoup d’amertume que nous apprenons que les stocks de poissons de l’Asie pacifique seront complètement à sec d’ici 2048. En ce qui concerne le continent américain, une part équivalant à 17% de la forêt amazonienne a été altérée par l’homme, et 31% des espèces originellement présentes sur le continent ont connu un déclin qui devrait s’élever à 40% d’ici une trentaine d’années.

En résumé, absolument tous les continents de la planète sont concernés par l’érosion de la biodiversité, qui aura des conséquences sur l’ensemble des espèces peuplant la Terre. Après trois ans de recherches, le travail colossal de l’IPBES, qui a mobilisé 550 experts bénévoles à travers le globe, a permis de mettre au jour que notre planète connaissait sa sixième extinction de masse, avec une multiplication de la disparition des espèces égale à 100 en l’espace d’un siècle, ce qui n’avait pas été observé depuis la disparition des dinosaures.

Notre économie, notre alimentation s’en retrouveront directement altérées, sans parler de la catastrophe que représente en soi la disparition de tant et tant d’espèces provenant de la faune et de la flore sur tous les continents, et dans nos océans.

L’année prochaine, en mai 2019, l’IPBES livrera son bilan mondial, qui succédera à cette analyse réalisée continent par continent pourtant déjà incroyablement alarmante.


Tags #faune #sauvage #espèces #menacées #environnement #biodiversité #univers #marin #aquatique #oiseaux #rapaces
par Choupi91
le Mar 27 Mar 2018 - 9:10
 
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Des Bulgares offrent le gîte à des cigognes frigorifiées

https://www.goodplanet.info/actualite/2018/03/22/bulgares-offrent-gite-a-cigognes-frigorifiees/


Safet Halil en compagnie des cinq cigognes qu’il a recueillies chez lui, frigorifiées en raison des basses températures inhabituelles en cette période de l’année. Le 21 mars 2018.
© AFP Dimitar DILKOFF

Zaritsa (Bulgarie) (AFP) – Des cigognes transies par le début de printemps glacial ont pu compter sur la solidarité inédite de Bulgares qui ont tout simplement permis aux volatiles de faire étape… dans leur salon.
« Avant-hier, j’ai trouvé cinq cigognes gelées près de la route qui mène au village. Je les ai emmenées chez moi, j’ai allumé le poêle et je leur ai acheté du poisson », explique Safet Halil, un habitant de Zaritsa, au nord-est de la Bulgarie.
Mercredi, les cigognes ragaillardies profitaient toujours du lit et de la modeste demeure de Safet, ne manquant pas de le taquiner, a constaté un photographe de l’AFP: « J’ai reçu deux ou trois coups de bec sur les bras », sourit ce quinquagénaire qui s’exprime grâce à une prothèse vocale.
L’exemple de cet employé de voirie a enclenché une chaîne de solidarité inédite chez les habitants du nord du pays, affecté, comme une partie de l’Europe, par des températures glaciales pour un début de printemps.
Une quarantaine de cigognes aux ailes souvent congelées auraient ainsi été mises à l’abri chez des particuliers, dans des garages ou des bâtiments agricoles, les hôtes partageant leur expérience sur les réseaux sociaux.
L’ONG Green Balkans a appelé mercredi à « ne pas prendre n’importe quelle cigogne », mais seulement « celles qui se trouvent dans un état de détresse: blessées et avec des plumes mouillées ».
« C’est la première fois qu’on observe tant de cigognes en détresse en Bulgarie », a déclaré Hristina Klisourova du centre de sauvetage de Green Balkans.
« J’ai 53 ans et je n’ai jamais vu de cigognes gelées, j’en avais entendu parler par ma grand-mère », confirme Safet qui estime que cette année « les cigognes sont arrivées trop tôt ».
Il compte garder les oiseaux encore quelques jours car « il fait moins trois degrés aujourd’hui et le temps va se détériorer ».
Une alerte neige a été déclenchée pour jeudi et vendredi dans le nord-est du pays.
Située au sud-est de l’Europe, la Bulgarie a décompté en 2016 près de six mille nids de cigogne habités, en hausse d’un millier depuis le dernier recensement en 2005.
En Roumanie voisine, plus de 200 oiseaux de petite taille, des grives musiciennes pour la plupart, ont été trouvés morts ou gelés cette semaine, a déclaré à l’AFP Ovidiu Bufnila, de la Société ornithologique roumaine.
L’ONG a publié mercredi des conseils pour leur venir en aide, mettant aussi en garde les bonnes volontés envers les cigognes: aller à leur rencontre pour les sauver risque de les faire fuir et de leur faire perdre de l’énergie. Seuls les volatiles qui se rapprochent des humains ont besoin d’aide.
© AFP

Tag oiseau #oiseaux #rapaces
par Choupi91
le Jeu 22 Mar 2018 - 9:47
 
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Sujet: Des Bulgares offrent le gîte à des cigognes frigorifiées
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Alouette des champs, fauvette grisette... Les oiseaux des campagnes sont en baisse «vertigineuse» en France

https://www.20minutes.fr/planete/2240547-20180320-alouette-champs-fauvette-grisette-oiseaux-campagnes-baisse-vertigineuse-france



L’alouette des champs (photo), la fauvette grisette ou le bruant ortolan -des espèces spécialistes des milieux agricoles- ont perdu en moyenne un individu sur trois en quinze ans. — dimitrisvetsikas1969 / Pixabay

  • Deux études sur le long cours, l’une menée à l’échelle nationale par le Muséum national d’histoire naturelle (MHNH), l’autre à l’échelle locale par le CNRS, font le même constat de pertes massives ces vingt dernières années des populations d’oiseaux de campagne.
  • Certaines espèces d’oiseaux, qu’on ne trouve pas seulement en milieu agricole, seraient aussi moins présentes aujourd’hui dans les campagnes sans être pour autant en déclin à l’échelle nationale. La diminution serait donc propre au milieu agricole.
  • La cause principale de ce déclin serait alors l’intensification des pratiques agricoles ces vingt-cinq dernières années.

 
A l’automne dernier, une équipe de chercheurs allemands et britanniques, emmenée par l’universitaire Caspar Hallmann, évaluaient de 75 % à 80 % le déclin de la biomasse des insectes volants sur le territoire allemand. Ce mardi, le Muséum national d’histoire naturelle (MNHN) et le Centre national de la recherche scientifique (CNRS) annoncent des résultats tout aussi alarmistes. Cette fois-ci sur les oiseaux et sur le territoire français.
Les chercheurs arrivent au même constat : les oiseaux des campagnes françaises disparaissent à une vitesse « vertigineuse ». « En moyenne, leurs populations se sont réduites d’un tiers en quinze ans. Au vu de l’accélération des pertes ces deux dernières années, cette tendance est loin de s’infléchir », indiquent les deux institutions dans un communiqué commun.
La première étude est le résultat d’un programme de sciences participatives nommé Stoc (Suivi temporel des oiseaux communs), piloté par le MNHN et alimenté par des ornithologies amateurs et professionnels qui identifient et comptent les oiseaux sur tout le territoire national. Les relevés effectués en milieu rural mettent alors en évidence une diminution des populations d’oiseaux vivant en milieu agricole depuis les années 1990.
L’alouette des champs, la fauvette grisette ou le bruant ortolan [des espèces spécialistes de ces milieux] ont perdu en moyenne un individu sur trois en quinze ans. Ce déclin se serait encore intensifié entre 2016 et 2017.

Toutes les espèces d’oiseaux de plaine ont vu leurs populations

La deuxième étude a été menée à une échelle locale au Centre d’études biologiques de Chizé (Deux-Sèvres) dans lequel des chercheurs du CNRS suivent chaque année 160 zones de dix hectares d’une plaine céréalière typique des territoires agricoles français et ce, depuis 1995. La méthode est différente, mais les résultats semblables à la première étude.
« En vingt-trois ans, toutes les espèces d’oiseaux de plaine ont vu leur population fondre, indique le CNRS. L’alouette perd plus d’un individu sur trois (-35 %). Avec huit individus sur dix, les perdrix sont presque décimées. » Le CNRS a également observé que sur cette zone atelier des Deux-Sèvres le déclin des populations ne concerne pas seulement les espèces dites « spécialistes » [fréquentant prioritairement les milieux agricoles]. Les espèces dites « généralistes » [qu’on retrouve dans tous les types d’habitats, agricoles ou non], telles que le pinson, le merle ou le pigeon ramier, souffrent elles aussi.

L’intensification des pratiques agricoles en cause ?

Or, les relevés de l’étude du MNHN démontrent que ces espèces généralistes ne sont pas en déclin à l’échelle nationale. La diminution serait donc propre au milieu agricole, « sans doute en lien avec l’effondrement des insectes », suppose le CNRS.
Preuve en est, l’étude des populations d’insectes réalisée dans la zone atelier du Centre d’études biologiques de Chizé. Les résultats n’ont pas encore été publiés, mais ils seraient cohérents avec ceux précédemment livrés par Caspar Hallemand, indique Le Monde ce mardi.
Le carabe, le coléoptère le plus commun des écosystèmes agricoles, aurait ainsi perdu près de 85 % de ses populations au cours des vingt-trois dernières années. « Or de nombreuses espèces d’oiseaux granivores passent par un stade insectivore au début de leur vie », explique Christian Pacteau, référent pour la biodiversité à la Ligue de protection des oiseaux (LPO) dans les colonnes du quotidien.
Cela pose alors la question de la cause de ces disparitions massives observées. Le CNRS et le MNHN pointent une concomitance avec l’intensification des pratiques agricoles ces vingt-cinq dernières années, plus particulièrement depuis 2008-2009. Cette période « correspond entre autres à la fin des jachères imposées par la politique agricole commune, à la flambée des cours du blé, à la reprise du suramendement au nitrate permettant d’avoir du blé sur-protéiné et à la généralisation des néonicotinoïdes [des insecticides neurotoxiques très persistants] ».

Tag oiseau #oiseaux #rapaces #espèces #menacées
par Choupi91
le Mar 20 Mar 2018 - 13:25
 
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Sujet: Alouette des champs, fauvette grisette... Les oiseaux des campagnes sont en baisse «vertigineuse» en France
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