Cirque. Les numéros animaliers sur la sellette

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Message par Choupi91 le Lun 18 Déc 2017 - 11:00

http://www.letelegramme.fr/france/cirque-les-numeros-animaliers-sur-la-sellette-17-12-2017-11783601.php?share_auth=e5f2a498fdad802b0afe9d3eae4f380d#

Le rideau va-t-il définitivement tomber sur les numéros mettant en scène des animaux sauvages dans les cirques ? De plus en plus contestée, leur présence fait l'objet d'une véritable fronde des militants de la cause animale, qui met sous pression le monde du cirque et pourrait pousser le gouvernement à légiférer.

« Rien n'est plus puissant qu'une idée dont l'heure est venue », écrivait Victor Hugo. Celle de l'interdiction des animaux sauvages dans les cirques semble, plus que jamais, à la porte des chapiteaux. Si la question pouvait, il y a quelques mois encore, faire sourire, elle est désormais considérée comme un véritable enjeu de société. Prises de position d'hommes et de femmes politiques, de personnalités, multiplication des arrêtés municipaux, mobilisation de la population à travers des pétitions, des manifestations, fronde sur la toile... Pour Franck Schrafstetter, responsable de l'association Code Animal, « la question n'est pas de savoir si, mais quand les cirques avec animaux seront interdits en France ».

Souffrance tangible
Car pour l'heure, la seule législation sur le sujet est représentée par l'arrêté du 11 août 2006, qui liste « les espèces, races ou variétés d'animaux domestiques autorisées dans les spectacles itinérants », ainsi que l'arrêté du 18 mars 2011 fixant « les conditions de détention et d'utilisation des animaux vivants d'espèces non domestiques » autorisées. On y trouve, entre autres, les éléphants femelles, tous les félins, les otaries, certains crocodiles et alligators, les hippopotames, les macaques et les babouins. Mais d'autres animaux peuvent néanmoins être exploités sur « justification artistique », tels que les ours, les girafes et les éléphants mâles.

Cet arrêté précise, par ailleurs, que « les animaux vivants d'espèces non domestiques dans les établissements de spectacle itinérant doivent être entretenus et entraînés dans des conditions qui visent à satisfaire leurs besoins biologiques et comportementaux, à garantir leur sécurité, leur bien-être et leur santé ». Or, s'appuyant sur les observations d'éthologues et de zoologues, les partisans de l'interdiction dénoncent l'impossibilité pour les cirques de satisfaire les besoins physiologiques de ces espèces. Et invoquent l'article L.214-1 du Code rural, qui dispose que « tout animal étant un être sensible, doit être placé par son propriétaire dans des conditions compatibles avec les impératifs biologiques de son espèce ».
« Comment ignorer les manifestations de souffrance d'un félin qui tourne en rond dans sa cage, fou d'ennui, ou d'un éléphant qui se balance d'une patte sur l'autre pour soulager ses articulations ? », plaide ainsi Muriel Arnal, présidente de l'association One Voice.

Violence en coulisses


De plus en plus sensible à la cause animale, l'opinion publique s'émeut, elle aussi, du sort réservé à ces animaux « réduits à l'esclavage », selon les termes de Brigitte Bardot. Le triste fait divers, survenu le 25 novembre, au cours duquel Mevy, tigresse de 18 mois, s'est échappée de sa cage avant d'être abattue, en plein Paris, par le directeur du cirque Bormann Moreno, a déclenché une vague d'indignation sur la toile et les réseaux sociaux en faveur de l'abandon des cirques avec animaux. Et relancé le débat sur la violence qui y règne en coulisses : « Il ne faut pas oublier que les tigres, lions ou éléphants ne peuvent être "domptés" qu'à coups de fouet, de bâton, de piques et de privation de nourriture », dénonce Muriel Arnal.
Ce que dément le Collectif des cirques, par la voix de son fondateur, Christian Caffy, qui explique que ce sont « le jeu et la gourmandise » qui permettent aux dresseurs d'obtenir la soumission des animaux. Quant au fauve qui tourne en cage, toujours selon le collectif, « il a envie de jouer ou alors il attend son morceau de viande ». Une vision des choses « anthropomorphique » pour Franck Schrafstetter, dont l'association produira, en janvier, le rapport « Derrière les paillettes, le stress », étayé par de nombreux spécialistes du comportement animal, qui voient dans ces stéréotypies un « marqueur évident du mal-être ».
La prise de conscience est telle que depuis 2008, un nombre croissant de municipalités ont pris la décision d'interdire les spectacles itinérants utilisant des animaux sauvages. Mais Franck Schrafstetter tempère : « Les arrêtés municipaux ne sont pas une fin en soi, l'intérêt de la chose, c'est de montrer la mobilisation au niveau national. Car la seule solution, c'est de légiférer sur le sujet. Tous les voyants sont au vert, il est temps de le faire ».
Nicolas Hulot, qui a rappelé cet été être défavorable au maintien des animaux en cage, a d'ailleurs programmé, en 2018, une réunion réunissant associations et circassiens afin d'étudier la question.

Tags#faune #sauvage #cirques #cruauté #maltraitance

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 Choupi91 - "Le monde pourrait vivre sans tuer ni animal ni végétal (MONOD Théodore extrait de: Livre de Théodore)"

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